by Olivier on 22/06/2018 | Légal & Politique

Cannabis au volant aux Pays-Bas – Partie 3 : l’arrivée de la nouvelle loi

Cannabis au volant Aux Pays-Bas, la loi sur la conduite automobile est sans merci. Peu importe si vos facultés sont affaiblies ou non, si vous avez des traces sanguines de THC, vous allez payer. Cette série exclusive de plusieurs épisodes du Cannabis News Network explique pourquoi cela ne contribue pas à la sécurité routière. Cette 3e partie explique l’apparition de la loi.

Depuis le premier juillet 2017, la police fait passer des tests aux automobilistes, pour l’alcool, mais aussi pour d’autres substances tels les amphétamines, la cocaïne et le cannabis. Tout conducteur trouvé au-delà du seuil admissible est passible d’amendes. Un scénario qui semble horrible en théorie s’avère, dans les faits, très décevant. D’abord, retournons un peu en arrière.

Dans le passé, les policiers avaient l’habitude d’interroger les automobilistes soupçonnés d’avoir consommé de la drogue, et si ces derniers avouaient avoir réellement consommé, leur permis leur était confisqué puis envoyé aux autorités néerlandaises du code routier, le Centraal Bureau Rijvaardigheidsbewijzen (CBR). Ensuite, le cauchemar bureaucratique commençait.

L’absurdité de la nouvelle loi

Depuis l’an dernier, les policiers utilisent des trousses portatives pour l’analyse de salive. Si le test est positif, un test sanguin est effectué. Récemment, des tableaux ont été conçus pour établir le niveau de sanction en fonction du taux de cannabis trouvé dans le sang, comme il se fait avec l’alcool. Voilà où commence le problème.

Le cannabis ne produit pas les mêmes effets que l’alcool. La présence de THC sanguin n’affecte pas nécessairement les facultés au volant. Quelqu’un pourrait très bien fumer un joint le soir, et afficher des taux sanguins excessifs le lendemain matin. La loi est particulièrement discriminatoire envers ceux qui utilisent le cannabis à des fins médicales.

Les experts critiquent les seuils appliqués pour le THC. Ils déplorent aussi le fait que la nouvelle loi ne s’attarde même pas à certaines autres substances, par exemple, les benzodiazépines (Valium) qui sont reconnues pour leurs effets narcotiques très puissants.

Les politiciens préfèrent les solutions simplistes

Le ministère de la Justice et de la Sécurité s’est basé sur une étude effectuée par Dr Franjo Grotenhermen pour établir les seuils limites de THC. Cependant, ce médecin a clairement critiqué la subséquente promulgation de la loi, affirmant qu’il était impossible d’établir une valeur pour le THC permettant de différencier les automobilistes aptes à conduire de ceux qui ne le sont pas.

Alors, comment cette loi si souvent critiquée est-elle apparue ? « Les politiciens aiment les solutions simplistes », a déclaré Dr Grotenhermen en entretien avec le Cannabis News Network. La loi néerlandaise actuelle est l’exemple parfait de ce qui arrive quand des solutions dogmatiques et populistes sont mises en pratique – donnant lieu à une réalité dangereuse et des conséquences extrêmes pour les gens concernés.

Dans le quatrième épisode de cette série, le Cannabis News Network accompagne Shiva Maniotidis-Spaarenberg, qui apprend très concrètement pourquoi le sujet du CBR et du cannabis cause encore autant d’irritation.

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