by Stefanie on 23/07/2015 | Cannabis News Medicinal

Cannabis médicinal : usage thérapeutique et usage compassionnel

La principale différence entre l'usage thérapeutique et l'usage compassionnel est le contexte dans lequel quelqu'un consomme du cannabis pour bénéficier de ses propriétés médicinales. En gros, on peut définir l'usage thérapeutique du cannabis comme l'usage pratiqué sous prescription médicale pour traiter une pathologie avec des indications acceptées et démontrées, avec des produits homologués comme de la marijuana certifiée pour l'usage médical, les extraits standardisés, les capsules de THC ou produits dérivés, tant qu'ils sont fabriqués ou obtenus sous contrôle.


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Deux faces d’une même médaille

Quand on parle de l’usage médicinal du cannabis, compte tenu de la direction que prennent les choses, il paraît logique de dédier un article à deux concepts si proches et à la fois si différents : l’usage thérapeutique et l’usage compassionnel.

Différences entre l’usage thérapeutique et l’usage compassionnel du cannabis

La principale différence entre l’usage thérapeutique et l’usage compassionnel est le contexte dans lequel quelqu’un consomme du cannabis pour bénéficier de ses propriétés médicinales.

En gros, on peut définir l’usage thérapeutique du cannabis comme l’usage pratiqué sous prescription médicale pour traiter une pathologie avec des indications acceptées et démontrées, avec des produits homologués comme de la marijuana certifiée pour l’usage médical, les extraits standardisés, les capsules de THC ou produits dérivés, tant qu’ils sont fabriqués ou obtenus sous contrôle.

Usage compassionnel

L’usage compassionnel, bien qu’il concerne normalement dans le jargon médical les maladies en phase terminale, s’applique dans ce cas à la consommation par des patients qui souffrent d’une maladie pour laquelle l’efficacité du cannabis n’a pas encore été démontrée de manière rigoureuse (ce qui ne signifie pas qu’il n’est pas efficace), ou qui utilisent des produits non standardisés (le cannabis issu de la culture personnelle, principalement).

Il paraît donc logique que lorsqu’on utilise l’expression usage thérapeutique, on se réfère à la consommation de cannabis dans un hôpital ou, à défaut, dans un lieu privé, sous prescription médicale. L’usage compassionnel, lui, ne nécessite pas de supervision médicale, puisque c’est le patient lui-même qui contrôle l’évolution de ses symptômes, adaptant sa consommation à des fins thérapeutiques.

Ces patients bénéficient d’un bon soutien dans les clubs de consommateurs de cannabis, où il y a des cultivateurs expérimentés qui peuvent les conseiller sur une variété ou une autre, et les initier au monde gratifiant de la culture individuelle.

Usage thérapeutique

Les produits dérivés du cannabis qui sont actuellement considérés pour l’usage thérapeutique sont, entre autres, les capsules de THC de la société THC-Pharm, le Dronabinol, la marijuana connue sous le nom de Bedrocan (d’origine hollandaise), et le spray sublingual de THC et CBD, le Sativex®.

Si d’un côté l’usage thérapeutique du cannabis impose diverses limites pour une application adéquate, l’usage compassionnel, lui, se présente comme une option moins limitée, ne serait-ce que parce que les produits n’ont pas besoin d’être standardisés. Ainsi, l’éventail de maladies auxquelles on peut appliquer ce concept est bien plus large que pour l’usage thérapeutique, et les patients ne doivent pas obligatoirement être suivis par un professionnel de la santé, même si cela peut être très utile.

Quand je parle de professionnels de la santé, je ne parle pas seulement des médecins, mais également des infirmiers(-ières) et des pharmacien(ne)s, à condition que tous disposent de connaissances pertinentes sur ce sujet. Je ne me souviens pas avoir reçu de formation sur l’usage thérapeutique à la faculté de médecine mais, logiquement, je suis sûr que les choses ont changé.

Comme nous l’avons dit, les clubs de consommateurs sont la principale option pour les patients dont la maladie ne présente pas d’indication formelle pour la consommation de cannabis ou de produits dérivés, mais qui ont constaté que ces produits soulagent leurs symptômes.

Alternatives pour le progrès de l’usage médical

La compilation de données statistiques par ces clubs serait sans aucun doute une manière efficace d’accélérer le processus de normalisation de l’usage thérapeutique du cannabis pour un plus grand large éventail de maladies, surtout si l’on considère le nombre important des produits déjà utilisés mais qui s’avèrent clairement insuffisants, autant en quantité qu’en variété de composition des principes actifs.

Mais de nombreux clubs éprouvant des difficultés à faire la différence entre les consommateurs à titre récréatif et les consommateurs à titre compassionnel, il serait intéressant que ces clubs disposent de directives afin de gommer les erreurs d’interprétation.

Car ce sont précisément ces erreurs d’interprétation que les prohibitionnistes utilisent pour renforcer l’idée que le concept du cannabis médicinal n’est qu’un prétexte pour justifier la consommation à usage récréatif. Il est clair que l’idée que « le joint thérapeutique n’existe pas » a été mise en pièces par les preuves scientifiques au fil des ans même si, à part la Hollande (avec le Bedrocan), les pays européens paraissent se laisser porter par les lois du marché, retardant encore plus l’arrivée de produits standardisés pour les patients.

C’est pourquoi si les clubs de consommateurs pouvaient recevoir l’appui de professionnels de la santé, au moins pour évaluer initialement les cas, ces erreurs d’interprétation auraient moins de prise et cela éviterait que la société confonde usage récréatif et usage médical (englobant ici l’usage thérapeutique comme l’usage compassionnel).

Le changement est nécessaire

Encore une fois, nous nous retrouvons face au même paradigme. Quand les drogues étaient légales (elles l’étaient toutes à un moment donné), les problèmes liés à leur consommation étaient limités, et leur usage thérapeutique était à son apogée. Lorsque la prohibition de la marijuana a été instaurée, l’homme s’est vu perdre l’accès à une source naturelle de produits soulageant ses douleurs. Nous, c’est à dire ceux qui veulent que que les drogues soient de nouveau considérées comme des médicaments (ce qu’elles sont, en fin de compte), nous heurtons tous les jours aux structures de désinformations créées par la machine prohibitionniste au fil des années.

À mon humble avis, l’épineux sujet de l’usage médical du cannabis est le talon d’Achille de cette trop ambitieuse machine prohibitionniste. Il est d’importance vitale de garder la tête froide et l’esprit vif. La prohibition des plantes médicinales n’est rien d’autre qu’une stratégie pour contrôler les individus, avec l’intention de leur imposer des directives irrationnelles de consumérisme pseudo-protecteur, alors qu’en réalité seul le profit économique est recherché. Cette stratégie de contrôle est tellement ridicule, et en même temps tellement obscure, que cette machine prohibitionniste ne s’est pas rendu compte qu’avec cette attitude, elle s’est attiré des millions d’ennemis, entre les herboristes, les petites entreprises, les particuliers qui vivent des plantes médicinales, etc.

Auteur : Javier Pedraza

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