by Seshata on 06/03/2015 | Culture

Comment préparer la terre d’un jardin de cannabis en plein air

La préparation correcte de la terre d'un jardin de cannabis en plein air peut faire toute la différence sur la qualité et la taille de votre récolte éventuelle. Le cannabis a des besoins spécifiques en termes de qualité et de texture du sol ; voici un petit guide qui permet d'optimiser toutes les variables.


La préparation correcte de la terre d’un jardin de cannabis en plein air peut faire toute la différence sur la qualité et la taille de votre récolte éventuelle. Le cannabis a des besoins spécifiques en termes de qualité et de texture du sol ; voici un petit guide qui permet d’optimiser toutes les variables.

Texture et composition de la terre

Soil 1 Sensi Seeds blog
Voici une façon simple et peu coûteuse de déterminer la composition du sol (© colostate.edu).

Le cannabis pousse mieux dans des sols aérés et glaiseux, bien drainés et qui conservent également un certain niveau d’humidité. Les sols glaiseux sont composés d’un mélange d’environ 40 % de sable, 40 % de vase et 20 % de glaise. Le sable est le composant principal de la plupart des sols et se caractérise par des particules granulaires de roches et de minéraux mesurant 0,05 mm à 2 mm de diamètre ; la vase est plus fine que le sable et se compose de particules mesurant 0,002 mm à 0,05 mm ; la glaise est encore plus fine et ses particules mesurent moins de 0,002 mm de diamètre. Une méthode de détermination de la composition du sol consiste à secouer la terre dans un bocal rempli d’eau et à attendre que les particules se déposent ; pour plus de détails, cliquez ici.

À mesure que la taille moyenne des particules d’un sol diminue, la capacité de drainage de l’eau baisse ; dans des sols très sableux, le drainage de l’eau est très rapide, tandis que les sols à forte teneur en glaise peuvent facilement se gorger d’eau, car l’eau ne peut pas s’infiltrer dans leurs petites particules compactes. Si vous utilisez de la terre locale naturelle, vous pouvez y ajouter du sable, de la vase ou de la glaise pour améliorer les capacités de drainage ou de rétention du sol, en fonction de vos besoins. Vous pouvez également améliorer le drainage et la stabilité du sol en ajoutant du gravier, qui en termes techniques correspond à des particules rocheuses et minérales mesurant entre 2 mm et 75 mm de diamètre. Vous pouvez retirer les cailloux plus grands pour éviter de bloquer les racines des plantes.

Si le sol est pauvre, vous pouvez envisager l’achat de terreau commercial de bonne qualité, à mélanger avec la terre existante, ou l’ajout de fumier, de paillis, de farine de sang et d’os ou d’un éventail d’autres additifs conçus pour améliorer les nutriments disponibles. Vous pouvez même faire pousser vos plants entièrement dans du terreau acheté dans le commerce, dans des sacs ou des pots de façon à éviter tout contact avec le sol environnant.

Régulation du pH du sol

Le cannabis préfère les sols avec un pH légèrement acide compris entre 5,5 et 6,5. Si les sols sont plus acides ou alcalins, différentes carences ou toxicités peuvent survenir ; les nutriments commencent à atteindre des rapports qui ne sont pas optimaux et peuvent nuire à la plante. Si les nutriments ne sont pas assez absorbés en termes de quantité et de proportion, vos plants n’offriront ni un rendement maximum ni une production de qualité optimale, et risquent même de ne pas se développer complètement.

Si le pH du sol est trop élevé (trop alcalin), il est possible d’ajouter un composé acide au sol pour le faire baisser à un niveau acceptable. L’ingrédient le plus couramment utilisé est le soufre, qui est converti en acide sulfurique par des bactéries spécialisées présentes dans le sol pour abaisser le pH ; un guide détaillé est disponible ici. Si le pH du sol est trop bas (trop acide), l’additif le plus courant est la chaux agricole (carbonate de calcium).

Stérilisation du sol

Stériliser votre sol en l’exposant à la vapeur permet d’éliminer un grand nombre de bactéries, de champignons et d’insectes nuisibles, tout en préservant plusieurs bactéries bénéfiques. Si vous achetez un bon terreau du commerce prévu pour la culture du cannabis, il n’est généralement pas nécessaire de stériliser le sol. En revanche, si vous utilisez la terre locale naturelle, la stérilisation peut se révéler utile. Cette solution peut également contribuer à éliminer les graines de mauvaises herbes indésirables qui sont présentes dans le sol. Toutefois, ce processus complexe et fastidieux est souvent négligé. Si cette étape n’est pas réalisable, il existe d’autres façons de contrôler les éléments nuisibles, notamment l’utilisation de microbes et d’insectes bénéfiques et de composés végétaux biologiques qui les repoussent ou les éliminent sans endommager la plante.

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La solarisation du sol élimine les pathogènes en amplifiant les rayons du soleil pour augmenter la température du sol (© University of California).

Il existe différentes techniques de stérilisation de la terre de plein air. Par exemple, la solarisation, qui implique le labourage minutieux de la terre jusqu’à ce qu’elle soit décomposée en morceaux fins, l’arrosage et la couverture avec une bâche en plastique transparente, ce qui amplifie la chaleur et la lumière du soleil et permet à la terre d’atteindre des températures suffisamment élevées pour éliminer la plupart des micro-organismes indésirables. La terre doit atteindre une température de 46 °C pendant quatre à six semaines pour que cette méthode soit pleinement efficace ; vous devez régulièrement contrôler et labourer la terre pour garantir des températures suffisantes et constantes.

Si la solarisation du sol n’est pas possible en raison de contraintes météorologiques, vous pouvez stériliser votre sol avec de la vapeur. Les activités agricoles à grande échelle impliquent l’utilisation d’équipements spécialisés coûteux, mais il est possible d’utiliser des appareils ménagers moins chers, par exemple un autocuiseur pour stériliser le sol. Il existe également des méthodes spécialement conçues pour les activités de culture à petite échelle ; par exemple, la méthode des grilles d’Hoddesdon est une technique qui consiste à étaler la terre labourée sur une grille en acier placée au-dessus d’un récipient peu profond d’eau en ébullition constante, de façon à ce que la vapeur s’en dégage. Lorsque les températures atteignent 82 à 88 °C partout dans le sol, la stérilisation est terminée.

Pots, sacs ou trous dans le sol ?

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Si les racines peuvent pousser librement, elles peuvent atteindre les nappes phréatiques (© csiro.au).

Lors d’une culture en plein air, plusieurs options s’offrent à vous : vous pouvez faire pousser vos plants dans des pots ou des jardinières, les conserver dans des sacs de culture (il peut s’agir du sac en plastique contenant le terreau que vous avez acheté ou de sacs spécialement conçus en toile de jute ou un plastique perméable à l’air) ou creuser des trous dans le sol et planter directement dans la terre. Vous pouvez ensuite optimiser votre mode de culture en utilisant les méthodes mentionnées ci-dessus ou procéder sans modification si les tests montrent que votre terre est naturellement optimisée pour la culture du cannabis.

Si vous optez pour une culture en pots ou en sacs, vous avez l’avantage d’utiliser un terreau acheté dans le commerce qui est non seulement optimisé pour la culture du cannabis, mais également pré-stérilisé pour garantir l’absence de microbes nuisibles. L’inconvénient est que le développement de vos plants sera limité par la taille du récipient. Les pots peuvent également nécessiter des transplantations régulières et un arrosage fréquent (ils ne peuvent pas recevoir l’eau des nappes phréatiques, contrairement aux plants qui poussent dans des sacs perméables ou dans des trous dans le sol).

En revanche, le fait de creuser des trous dans le sol et de planter vos jeunes plants directement dans la terre permet une croissance sans contrainte et permet aux racines d’atteindre les nappes phréatiques. Ils atteignent ainsi des tailles plus importantes et exigent moins d’attention, mais peuvent être davantage exposés aux pathogènes du sol et à la contamination liée, par exemple, aux ruissèlements agricoles.

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