by Diana on 03/10/2016 | Medicinal

Histoires qui portent un nom : Fondation Daya

Fondation Partout au monde il existe un nombre incalculable d’individus et d’organismes solidaires qui se préoccupent du fait que le cannabis n’est pas encore à portée de tous, de manière égale et juste. La fondation Daya étudie et promeut les thérapies alternatives, dont l’usage de cannabis médicinal, qui ont le pouvoir de soulager la souffrance humaine.


Partout au monde il existe un nombre incalculable d’individus et d’organismes solidaires qui se préoccupent du fait que le cannabis n’est pas encore à portée de tous, de manière égale et juste.

funda-ciondaya-4k

Nous ne nous lasserons jamais d’affirmer que la plante de cannabis est un cadeau que la nature a mis à notre disposition. Où donc réside le problème ? Les éléments de la réponse pointent toujours vers les mêmes réalités : le pouvoir, les intérêts socioéconomiques, l’incapacité de la classe politique de placer le bien commun au-delà de ses propres gains, etc. Comme l’affirme la Fondation Daya, « savoir que le cannabis peut soulager la souffrance humaine et ne rien faire, voilà le crime véritable ».

Pourtant, il existe quelques histoires qui commencent et finissent bien. Il y a certaines personnes qui travaillent fort pour améliorer la vie d’autrui, sans intention cachée ni promesse de récompense. Ces personnes font leur possible pour faire du cannabis la réponse au problème.

Voilà la mission de la fondation Daya, un organisme sans but lucratif qui travaille à documenter et promouvoir les thérapies alternatives, incluant l’usage du cannabis médicinal, afin de soulager la souffrance humaine. En sanscrit, Daya signifie « amour compatissant », et c’est précisément l’esprit que cette fondation transmet.

Projets

La fondation Daya procure divers services aux patients, dont l’assistance et le conseil, en plus de mener des projets de recherche novateurs sur le cannabis médicinal. Ceux-ci se révèlent d’une grande nécessité au pays. Dans le cadre d’un de ces projets, la fondation a mis sur pied un programme d’usage compassionnel de l’huile de cannabis comme thérapie complémentaire pour les patients atteints de cancers.

En travaillant de concert avec 20 municipalités, l’objectif de la fondation est de rendre le cannabis accessible à plus de patients en tant que traitement gratuit.

Pour parvenir à ses fins, la fondation a regroupé les municipalités et commencé des cultures collectives plus viables sur le plan économique. Ce modèle permet de faire bénéficier le secteur public, particulièrement les personnes à faible revenu, de tous les avantages du cannabis médicinal. Ces personnes plus démunies sont souvent laissées pour compte lorsque les traitements conventionnels ne peuvent offrir aucun soulagement. C’est pour servir les intérêts de cette population particulièrement vulnérable que la fondation Daya met en œuvre ses programmes thérapeutiques.

D’abord, elle a sélectionné un terrain convenable à la culture, alimenté de sources d’eau propre et dépourvu de contaminants environnementaux pour assurer le bon développement de plantes de qualité médicinale. Toutes les normes de santé et de sécurité ont été respectées, et les cultures se sont effectuées en serres.

En juin 2015, la fondation Daya avait demandé une autorisation de culture à des fins de recherche et pour usage médicinal auprès du Service de l’agriculture et de l’élevage.

De vrais témoignages et des dénouements heureux

Au sein de la fondation Daya, on entend plusieurs témoignages de personnes qui croyaient avoir tout perdu et qui ont été sauvées une fois qu’elles ont eu accès à du cannabis médicinal.

Tel est le cas d’Andrea et de sa fille Sofia. L’enfant souffrait d’épilepsie réfractaire et grâce au cannabis, substance face à laquelle la mère entretenait d’énormes préjugés avant d’apprendre à la connaître, elle est parvenue à mieux vivre. La mère n’avait jamais entendu parler de médicaments à base de cannabis, comme le Sativex, mais elle a commencé ses recherches et une lueur d’espoir est apparue pour la mère et la fille.

Sofia est née le 23 juin 2009 affectée d’une malformation cérébrale apparemment causée par un cytomégalovirus contracté par la mère durant les premiers mois de grossesse. La grossesse a évolué normalement, mais à la semaine 27, les premiers signes alarmants se sont manifestés. Malgré le peu d’information que le médecin a fourni à la suite des demandes insistantes de la mère, celle-ci a appris que depuis la 14e semaine, le cerveau de Sofia avait cessé de se développer.

Conséquences et séquelles de la maladie

La malformation cérébrale de l’enfant a entraîné diverses séquelles – la microcéphalie, la quadriplégie et une série d’anomalies – et ce n’est que lorsque celle-ci a atteint trois mois que se sont manifestés les premiers symptômes d’épilepsie réfractaire.

À cinq mois, elle a été hospitalisée afin de déterminer si elle souffrait du syndrome de West. À un âge encore si tendre, Sofia avait déjà été hospitalisée 42 fois.

« Ils ont passé des milliers d’examens, des électros, des observations par vidéo, tout, sans jamais parvenir à un diagnostic certain », partage Andrea, affirmant qu’« à l’issue d’une longue attente, on nous a seulement donné des médicaments ». La neurologue a prescrit à l’enfant de l’acide valproïque et du phénobarbital.

Ainsi a commencé la quête d’autres solutions. La mère et l’enfant ont consulté un médecin après l’autre. « Chacun d’entre eux nous prescrivait un médicament nouveau, et finalement, on les acceptait. Tout ce que je voulais était une meilleure qualité de vie pour ma fille », ajoute Andrea.

Sofia a passé ses premières années de vie dans des chambres d’hôpital, aux prises, entre autres, avec des crises spasmodiques et des absences épileptiques récurrentes. Malgré toutes les difficultés émotives et économiques, l’état de l’enfant ne s’améliorait pas. À ce point, Sofia prenait trois anticonvulsifs et un antipsychotique.

Accablée par une charge émotionnelle insupportable, Andrea a commencé à souffrir de crises d’anxiété. C’est à ce point qu’elle a réalisé que ça ne pouvait plus continuer, que sa fille prenait beaucoup trop de médicaments, et qu’elle était à bout de ressources financières : « j’avais épuisé mon crédit », se rappelle-t-elle.

Durant cette période, Sofia était aussi affligée d’une grande irritabilité puisqu’elle souffrait d’un trouble du sommeil. « Avec de la chance, elle dormait deux heures par nuit. Je me rappelle de toutes ces nuits sans sommeil » partage la mère. Effectivement, durant ses cinq premières années, Sofia n’a jamais pu dormir convenablement.

child-mother-cannabis

Le Traitement au cannabis a changé leur vie

C’est Andrea elle-même qui nous décrit l’évolution du traitement au cannabis qu’a entrepris sa fille.

Elle nous raconte comment elle a administré pour la première fois le cannabis (indica) à sa fille avec du lait. « Les effets ont été immédiats », affirme la mère qui explique que pour la première fois de sa vie, sa fille a pu dormir plus de cinq heures consécutives. « C’était le 29 août 2014, je me rappelle la date exacte puisqu’elle marque une étape cruciale pour Sofia et la famille : un avant, et un après ».

Durant 15 jours, Sofia a ingéré le cannabis à l’aide de lait, pour ensuite passer aux extraits macérés dans l’huile d’olive et finalement prendre, le mois suivant, de la résine pure.

L’irritabilité de Sofia s’est estompée aussitôt que le cannabis lui a permis de mieux dormir.

« Ça a changé notre vie », soutient Andrea qui ajoute avec fierté que grâce au traitement, le 29 novembre de la même année, sa petite a rampé pour la première fois, exploit que tous pensaient impossible. « Le 14 janvier 2015, elle m’a reconnue pour la première fois comme étant sa maman, et elle m’a embrassée », ajoute la mère pleine d’émotions.

En mai de la même année, Sofia a cessé de prendre ses trois anticonvulsifs et son antipsychotique pour ne prendre que du cannabis.

« Les changements sont apparus dès le premier jour : une évolution cognitive impressionnante, le début des déplacements à quatre pattes et de l’alimentation, la manifestation de sentiments. Les crises ont disparu, à l’exception d’une seule qui a duré 15 secondes. Deux années et une seule crise, c’est impressionnant », raconte Andrea.

Le traitement a aussi eu un effet sur la vie de famille. « Avant, elle pleurait sans arrêt, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui : nous pouvons sortir avec elle et faire des activités », poursuit-elle.

« En tant que mère, je suis d’avis que si le traitement est bénéfique, ça vaut la peine d’essayer. J’ai tout fait pour que ma fille soit heureuse et qu’elle aille une meilleure qualité de vie ».

Andrea a entrepris de s’éduquer au sujet de l’usage médicinal du cannabis et sur les différentes variétés pour mieux traiter sa fille : « Aujourd’hui, c’est devenu normal pour moi, mais au début, j’avais de profonds préjugés envers le cannabis ».

Les résultats du traitement commencent à se manifester

La mère n’a pas voulu garder secret le succès que le traitement a eu sur sa fille. Elle a donc entrepris de partager la nouvelle aux autres parents de l’école de sa fille et de partout : « Nous avons eu d’excellents résultats, je veux que d’autres connaissent cette alternative ». Elle n’a donc pas hésité et a commencé à conseiller les mères, à organiser des ateliers d’auto culture de cannabis et à animer des discussions sur le sujet.

Andrea affirme avec conviction que comme elle, les parents auront, au premier abord, d’énormes préjugés envers le cannabis, et insiste sur l’importance de les sécuriser et de les inciter à chercher de l’information et s’éduquer sur le sujet. « Je crois que c’est très bénéfique de présenter aux gens des cas concrets, comme celui de Sofia et de bien d’autres enfants qui ont eu de merveilleux résultats. Il faut mettre de côté les préjugés, ne pas considérer que les côtés négatifs, et connaître les vrais cas cliniques ».

L’importance de l’information

Les cas cliniques, comme celui de Sofia, montrent l’importance de s’informer de toutes les possibilités de traitements susceptibles d’apporter du soulagement aux patients. Le fait que le cannabis peut traiter une multitude de maladies n’est pas une nouvelle, mais il demeure largement méconnu.

La fondation Daya permet à des personnes comme Andrea et Sofia d’avoir une meilleure qualité de vie.

Chez Sensi Seeds, nous appuyons et encourageons les initiatives de ce type qui travaillent sans relâche pour permettre à quiconque dans le besoin d’avoir accès de manière juste et légale à du cannabis.

Ces informations sont gracieusement fournies par Fundación Daya.

Commentaires

Laissez un commentaire ici.

Laissez un commentaire

Merci d'entrer un nom
Oups, on dirait que vous avez oublié quelque chose.