Qu’est-ce que le syndrome d’hyperémèse cannabique ?

Peu connue, l’hyperémèse cannabique, ou syndrome cannabinoïde semble être une nouvelle maladie touchant surtout les grands consommateurs. Depuis le premier cas recensé en 2004, on a émismaintes hypothèses concernant ce syndrome mystérieux qui rend bien malade. Est-ce une intolérance au cannabis? Une intoxication à l’huile de margousier? Et lesbainschauds?

Le syndrome d’hyperémèse cannabique (SHC) a tout l’air d’être la pire malédiction sortie du cerveau mort-vivant d’unWilliam Randolph Hearstressuscitéd’entre les morts et jetée sur lesamoureux de cannabis.

« Vous vomirez de façon incontrôlée ! Vous présumerez que le cannabis vous aidera parce qu’il a fait ses preuves comme antiémétique, mais ce sera pire ! Les épisodes vomitifspersisteront jusqu’à une semaine ! Les antiémétiques conventionnels ne fonctionneront pas ! Votre médecin n’en connaîtra pas la cause ! MWAHAHAHAAAA ! »

Blague à part, l’hyperémèse cannabique est une horrible affection, et la corrélation entre le début des symptômes et la consommation de cannabis ne fait aucun doute, pas plus que l’interruption de ces symptômes dans un délai moyen de trois mois suivant l’arrêt de la consommation de cannabis.

L’hyperémèse cannabique est à considérer chez les jeunes patients qui consomment du cannabis depuis longtemps et qui souffrent de nausées, de douleurs abdominales et de vomissements récurrents. Un arrêt de consommation devrait causer une amélioration des symptômes cliniques. Davantage d’études de suivis prolongés devraient être effectuées et la validation des critères de diagnostic est requise.

Symptômes du syndrome d’hyperémèse cannabique ?

La traduction littérale d’« hyperémèse » est « hypervomissement », son principal symptôme. Elle se manifeste par des périodes prolongées de nausées et de vomissements violents qui durent au moins une journée par semaine.La maladie est également associée à des douleurs abdominales sévères.

Pour la majorité des personnes atteintes, ces épisodes d’hyperémèsesurviennent à l’intérieur d’un à quatre mois, ce qui engendre la perte de poids, la déshydratation et bien naturellement, beaucoup de stress ! Plusieurs sont hospitalisés et doivent recevoir des soins médicaux, dont une hydratation par voie intraveineuse.

Ce stade est précédé par la phase dite prodromique, au cours de laquelle les personnes atteintes ont des nausées matinales, et craignent de vomir à tout moment. Ce symptôme est également accompagné d’inconforts abdominaux, en dépit desquels les malades arrivent généralement à manger normalement.

Puisque ces symptômes sont plutôt imprécis et pourraient avoir diverses causes, la phase prodromique peut durer des années et n’être associée au syndrome d’hyperémèse cannabique que lorsque le stade d’hyperémèsea commencé.

Bains chauds, syndrome d’hyperémèse cannabique et syndrome des vomissements cycliques

Une autre affection tout aussi rare et qui donne indubitablement la nausée présente également tous ces symptômes, soit le syndrome des vomissements cycliques (SVC). Le SHC et le SVC partagent unecaractéristique supplémentaire, très inhabituelle : dans les deux cas, les personnes atteintes ont affirmé se soulager par la prise de douches ou de bains chauds. Comme aucune de ces maladies ne répond aux antiémétiques conventionnels, ce qu’on nomme« la prise de bains compulsive comme comportement appris » est extrêmement courant, car est l’une des seules choses qui semblentatténuer les symptômes.

Il existe même un rapport isolé d’un jeune homme ayant des assiettes de nourriture à côté de sa douche, car les douches chaudes étaient le seul moyen qui lui permettait de se sentir assez bien pour manger. Environ 70 % des patientsqui ont reçu un diagnostic de syndrome d’hyperémèse cannabique ou de syndrome des vomissements cycliques ont déclaré faire usage de douches ou de bains chauds pour soulager leurs symptômes.

En fait, les syndromes d’hyperémèse cannabique et des vomissements cycliques ont en commun tous les symptômes suivants :

  • Cycles récurrents de maux d’estomac, de nausées extrêmes et de vomissements ;
  • Périodes de bien-être relatif, ou périodes où l’on ne souffre que de nausées, entre les épisodes de vomissements ;
  • Antiémétiques conventionnels inefficaces ;
  • Douches et bains chauds efficaces ;
  • Perte de poids (sans surprise) ;
  • Soif extrême, parfois associée à la douleur moindre de vomir de l’eau plutôt que de vomir avec un estomac vide ;
  • Les personnes atteintes ont moins de 50 ans.

Quelle est la différence entre le syndrome des vomissements cycliques et le syndrome d’hyperémèse cannabique ?

Lorsqu’il s’agit de poser un diagnostic, les médecins sont assaillis de problèmes. D’abord, ces deux syndromes sont peu connus. Il est courant pour les patients de traverser des années de tests douloureux et invasifs avant qu’un diagnostic ne soit posé, puisque plusieurs autres maladies et problèmes de santé initialement soupçonnés doivent être exclus.

Souvent, les médecins n’ont même jamais entendu parler de ces affections, ce qui rend le diagnostic d’autant plus difficile ! Selon une étude médicale allemande de 2017, il faut environ dix ans pour obtenir un diagnostic définitif.La même étude met également de l’avant les nombreux symptômes qu’ont en commun le syndrome des vomissements cycliques et le syndrome d’hyperémèse cannabique :

« […] tous deux[sont] caractérisés par des épisodes récurrents de fortes nausées, de vomissements […] et un bien-être relatif entre ces épisodes… La littérature est contradictoire concernant les caractéristiques cliniques permettant de différencier le SVC du SHC ».

En réalité, la seule condition préalable à un possible diagnostic deSHC, contrairement à celui de SVC, est la consommation chronique de cannabis. Les maladies concomitantes qui suggèrent la présence du syndrome des vomissements cycliques plutôt que celle du syndrome d’hyperémèse cannabique sont les migraines, les troubles psychiatriques et la vidange gastrique rapide, aussi appelée « syndrome de chasse ». Celles qui révèlent la présence du syndrome d’hyperémèse cannabique sont le retard de la vidange gastrique, ou gastroparésie, et la fin de l’hyperémèse à la suite de l’arrêt de la consommation de cannabis.

Autrement dit, si vous consommez du cannabis et avez des troubles d’hyperémèse, puis que ces troubles cessent lorsque vous ne consommez plus de cannabis, le diagnostic est confirmé, tout simplement !

Quel est le lien entre le SHC, le syndrome des vomissements cycliques, les bains chauds et les piments forts ?

Bien que certains rapports suggèrent que l’hyperémèse cannabique est un syndrome unique par le fait que les malades ne se soulagent des nausées handicapantes que par la prise de bains chauds, le syndrome des vomissements cycliques partage cette caractéristique. Comme les antiémétiques conventionnels sont inefficaces pour ces deux affections, cela indique clairement que l’uned’elles est présente. Une recherche publiée en janvier 2018 révèle la raison pour laquelle la prise de bains devient un « comportement appris » chez les personnes atteintes du SHC, et une cause possible du SHC lui-même.

Bien que davantage de recherche soit nécessaire, une hypothèse répandue suggère que l’exposition prolongée aux cannabinoïdes désensibilise certains récepteurs, les rendant inactifs. Les récepteurs TRPV1 (transient receptorpotentialvanilloidsubtype 1) sont activés par les températures chaudes, les cannabinoïdes et la capsaïcine – une molécule présente dans les piments, qui les rend piquants et qui cause une sensation de brulure lorsqu’ils sont ingérés.

Les récepteurs TRVP1 se retrouvent dans toutle système digestif. Lorsqu’activés, ils exercent un puissant effet antiémétique. Les phytocannabinoïdes exogènes peuvent déclencher cette réaction, ce qui explique pourquoi le cannabis agit comme un antiémétique. Toutefois, lorsqu’ils sont stimulés abusivement par une exposition continuelle aux cannabinoïdes en raison de la consommation de cannabis (comme dans ce cas-ci), ils peuvent « s’épuiser » temporairement et devenir inactifs.

La théorie est que cette réaction bouleverse si fortement l’équilibre du système digestif que les symptômes du SHC se manifestent – d’abord par la phase prodromale de nausées et d’inconfort (possiblement pour des années), puis éventuellement par les vomissements excessifs. Dans une approche visant à « combattre le feu par le feu », recourir aux autres facteurs qui stimulent les récepteurs TRPV1 – la chaleur et la capsaïcine – les incite à reprendre leurs fonctions.

Non seulement cette théorie est-elle corroborée par les comptes rendus fréquentssur la prise de bains chauds par les personnes atteintes des deux syndromes (67 % d’entre elles selon la recherche ci-haut mentionnée), mais des patients atteints du syndrome d’hyperémèse cannabique ont aussi rapportéune réduction des symptômes dans les heures suivant l’application d’une crème à base de capsaïcine sur leurs abdomens.

Jusqu’ici, les effets ont été enregistrés pour seulement 15 patients traités de la sorte, mais c’estdéjà très prometteur pour résoudre un problème de santé qui, à ce jour, résisteà tout moyen autre quecelui de « renoncer au cannabis ».

Syndrome d’hyperémèse cannabique – la nouvelle folie reefermadness

Malgré le manque de preuves solides comme quoi l’hyperémèse cannabique est causée par le cannabis (au lieu d’être liée à la consommation de cannabis), les médias de masse se sont empressés à accuser le cannabis d’être la « laitue du diable ». Le quotidien gratuit britannique, Metro, a tenté de répandre la nouvelle que le mot « scromiting » avait été forgé dans les salles d’urgence américaines débordantes de consommateurs de cannabis, mais cette affirmation a été démentie.

En 2015, le journal à sensation Daily Mail, qui oscille entre l’amour et la haine du cannabis dépendamment de ce qui fera le plus sensation, avait déclaré que l’hyperémèse cannabique allait probablement « épuiser les ressources hospitalières »malgré le fait que seulement deux cas avaient été rapportés au Royaume-Uni à l’époque.

Plusieurs études et un bon nombre de bulletins d’actualité ont dit que les cas de SHC augmentaient, et que cette augmentation était liée au nombre grandissant d’endroits qui légalisaient le cannabis à des fins récréatives et médicales. Néanmoins, cette corrélation demeure non prouvée.

Le premier cas d’hyperémèse cannabique a été rapporté aux Pays-Bas en 2005, en dépit du fait que le cannabis y est décriminalisé depuis le début des années 70. En outre, on ne parle certainement pas d’épidémie. L’auteur de cet article n’a pu trouverde cas rapporté au Portugal (où la décriminalisation a été passée en 2001) ni en Uruguay (légalisation en 2017).

Il est possible que l’augmentation du nombre de cas rapportés, surtout aux Etats-Unis, soit attribuable au fait que les gens peuvent maintenant parler plus ouvertement de leur consommation de cannabis à leur médecin sans craindre des conséquences fâcheuses. Cependant, un autre facteur semble lié à l’hyperémèse cannabique, et il vaut la peine de s’y attarder.

L’huile de margousier pourrait-elle causer l’hyperémèse cannabique ?

L’huile de margousier est un pesticide naturel autorisé en culture biologique aux Etats-Unis. La montée de la popularité du cannabis dans ce pays et la motivation des producteurs autorisés d’offrir un produit biologique a mené à une utilisation plus importante de produits contenant de l’azadirachtine, une substance insecticide dérivée du margousier.

Les symptômes d’un empoisonnement à l’huile de margousier ressemblent à ceux du SHC et s’atténuent de la même manière, c’est-à-dire lorsque l’exposition à l’huile de margousier ou à ses dérivés cesse. Cette hypothèse a été principalement émise par les amateurs de cannabis et non par les médecins, et il est possible que la science conventionnelle ne soit pas encore assez informée de la manière dont le cannabis est cultivé pour faire ce lien. Il existe actuellement 139 produits contenant de l’huile de margousier homologués par l’Organic Materials Review Institute et offerts aux Etats-Unis.

Pourtant, cette huile n’est pas autorisée au Canada (elle constitue en fait un pesticide illégal) ni au RU où le taux de consommation de cannabis est très similaire à celui des E.-U., mais où les cas d’hyperémèse cannabique sont très peu fréquents.

Le lien albanais

En 2013, une kyrielle de nouveaux cas ont été rapportés en Albanie. Plus de 700 personnes « ont demandé des soins médicaux… après avoir planté, récolté, compressé et emballé du cannabis dans le village de Lazarat ». A cette époque, Lazarat était notoire pour sa production de masse, et non réglementée, de cannabis et abritait environ 2000 travailleurs de champ.

Les gens requérant les soins étaient principalement des femmes et des enfants, probablement ceux qui manipulaient et transformaient le cannabis, la coupe des plantes ne leur étant pas réservée, et ceux aussi le moins susceptibles d’en ingérer par exprès – particulièrement lorsque les employeurs les payaient 8 € pour 10 kilos de produit traité.

Leurs symptômes incluaient des « épisodes de vomissements, des douleurs d’estomac, des battements cardiaques irréguliers et une haute pression ». A l’époque, on avait attribué les symptômes au cannabis uniquement et pourtant, unempoisonnement à l’huile de margousier cause les mêmes symptômes.

On ne peut prouver que l’huile de margousier avait été utilisée comme pesticide dans les champs en question. Cependant, on sait que l’huile de margousier est conseillée comme engrais biologique partout en Albanie – 400 margousiers y ont été plantés en 2005 dans le cadre du « programme imperméable » (Raincoat Package)’, et les fermiers locaux ont reçu une formation pour utiliser l’huile. Ce sont des preuves circonstancielles, certes, mais des preuves.

La suite ?

On ne sait pas précisément ce qui cause le syndrome de l’hyperémèse cannabique ni pourquoi il est apparu dans lesdeux dernières décennies des milliers d’années de consommation de cannabis. D’ailleurs, est-il même valide de l’appeler « syndrome de l’hyperémèse cannabique », et non pas « syndrome mystère du vomissement », ou même « syndrome de l’hyperémèse possiblement causée par un empoisonnement au margousier » ? On peut toutefois énoncer les conclusions suivantes :

  • Le syndrome des vomissements cycliques et le syndrome de l’hyperémèse cannabique ne diffèrent qu’en deux points – la personne affectée avoue elle-même consommer du cannabis, et la vitesse à laquelle se vide le système digestif. On ne sait pas si les personnes ayant reçu un diagnostic de SVC ont été testées pour consommation de cannabis, alors il en revient à la personne d’en informer son médecin. A la lueur de ces faits, est-il possible que certains cas de SVC soient en réalité des SHC ?
  • L’empoisonnement à l’huile de margousier partage certains symptômes avec le SHC. L’huile de margousier est utilisée sur le cannabis comme pesticide biologique, autant de manière légale qu’illégale. Si l’huile demeure sur les fleurs de cannabis, elle peut être ingérée par les gens qui ne soupçonnent pas de contamination.
  • L’efficacité des bains chauds et des crèmes de capsaïcine pour soulager le SHC suggère que l’hypothèse selon laquelle les récepteurs TRPV1 deviennent surstimulés par les cannabinoïdes montre que tous les cas de SHC ne peuvent pas tous être causés par un empoisonnement à l’huile de margousier, puisque ces traitements n’auraient aucun effet en cas d’empoisonnement à l’huile de margousier.

Que faire si vous pensez être atteint du syndrome de l’hyperémèse cannabique 

D’abord, arrêtez de consommer du cannabis. Que la cause soit l’huile de margousier ou non, vous devez donner un répit à votre corps. Les symptômes du SHC cessent après un à trois mois. Si après cette durée les symptômes persistent, vous pourriez souffrir d’une autre maladie, mais la seule façon d’éliminer la possibilité du SHC est d’arrêter de consommer du cannabis.

Ensuite, allez consulter votre médecin et expliquez-lui ce que vous croyez avoir. Il est possible que vous ayez besoin de fluides et dans certains cas extrêmes, d’une perfusion intraveineuse pour remplacer les liquides perdus.

Avez-vous déjà eu le SHC, ou connaissez-vous quelqu’un qui l’a eu ? Qu’est-ce qui le cause, selon vous ? Exprimez-vous dans la section des commentaires ci-dessous.

  • Disclaimer:
    Cet article ne remplace aucun conseil, diagnostic ou traitement d’un professionnel médical. Consultez toujours votre médecin ou tout autre professionnel de la santé habilité. Ne tardez pas à obtenir des conseils médicaux et n’ignorez aucune recommandation médicale après avoir lu tout contenu de ce site web. 

Comments

10 réflexions sur “Qu’est-ce que le syndrome d’hyperémèse cannabique ?”

  1. Bonjour,
    J’ai aussi le syndrome cannabinoïde. J’ai été plusieurs fois aux urgences à cause de ça (morphine, douches, réhydratation etc.). Je fume mes joints avec du tabac alors je me demande si un bon vapo (boundless cfx, Mighty) me permettrait de régler ce syndrome cannabinoïde.
    Est-ce que quelqu’un a des infos à ce sujet?
    Merci!

  2. Vous avez enlevé le commentaire que j’avais posté sur ma meilleur amie,ou je parlait par le détail de ces crises dont la derniere c’est finie a l’hopital,..Je pense que vous l’avez pas mis car cela peut faire peur à certains consomateurs, mais pourtant il est pourtant très important de parler de ce problème,
    En plus vous en parlez dans votre article!
    Je suis trés surpris et déçus que vous l’ayez fait sauter!
    cordialement

  3. Mon amie à traversée trois crises dont deux sans connaissance du CHC.
    Elle fume depuis 35 ans,et ne compte pas arrêter.
    La dernière crise remonte à plus d’une année,depuis elle fume, et consomme des thé de fleurs, mais à arrêté les pâtisseries canna.
    En moyenne 7 à 10 jours au lit,à vomir nuit et jour,un grand épuisement, difficile de ce lever et ne serais ce qu’aller au toilette. Impossible de manger sans rendre,froid intence.
    Heureusement j’ai pu aiguiller l’équipe médical qui ignorait le phénomène,et pensait crise de palu,ou intoxication alimentaire,ou…!? Voilà,il est possible de continuer à fumer mais avec une terrible épée de Damocles .

  4. Bonjour,cela fait 6 ans que je souffre du shc et je l ai appris qu’il y a 2 semaine,depuis je ne fume plus et tout est redevenu normal… j ai toujour envie de refume!!pourais je refume occasionnellement sans craindre de refaire des crises attroceq?

    1. Bonjour je souhaiterais prendre contact avec une personne atteinte du shc j’en souffre énormément merci de bien vouloire prendre contact avec moi histoire de partager se cochmard je vous remercie d’avance

      1. Étant été un très très gros consommateur de shit et d ´herbes. Les symptômes légers ont commencé en 2010 ( principalement le matin au réveil, trouble gastrique. Nausées. Mal être…… accélération du rythme cardiaque…. panique…) … j’ai continué à consommer et d’année en année les symptômes se sont amplifiés !!! Je ne savais pas ce qui m’arrivait… incompréhensible!!!! A partir de 2013 . Les symptômes devenaient invivables, insurmontables, je ne pouvais plus me rendre au travail car le matin au réveil j’étais trop trop mal en point ! Les crises devenaient plus sévères et je commençais a vomir de façon incontrôlable. Rien dans l’estomac et je vomissais sans cesse. Un jour pendant une crise je me suis douché a l’eau Très très chaude et j’ai découvert que sa me calmait pour un court moment. Je ne faisais pas Encore la relation avec ma consommation de cannabis .
        D’année en année les crises se répétaient . Perte de poids de 10 kg en 15jours . Impossible de manger . Tout ce que je mangeais je vomissais…. aucun médicament me soulageait !!!! Le seul moment de répit était les bains chauds ou les douches brûlantes !
        Arrivé en 2015 , une crise est survenue en plein été. La pire la plus hard , perte de poids je suis passer de 78 kg a 66 kg en seulement 15 jours !!!!! La j’ai dit sa suffit !!!!!! Hospitalisation sur hospitalisation, batterie d’examen ! RAS. Même les docteurs ne savaient pas !!
        A force de me voir durant des années dans cette état, mon frère a fait des recherches sur internet ( vomissements .. douche chaude… en mots clés) et voila qui me décrit mon mal être !
        Le Cannabis !!!!!! Mon corps ne supportait plus cette substance… et c’était le moment de faire un choix .
        Soit je continue a fumer et je serais toujours malade
        Soit j’arrête et je reprends ma vie en mains
        J’ai finalement arrêté le cannabis pendant 8 mois , j’allais super bien . Je me suis jamais senti aussi bien quand je Me suis débarrassé du cannabis !!
        Et au bout de 8 mois rechute !!!!!!! J’ai repris’car la fume me manquait.
        Au bout de 1 mois de consommation, rebellotte !! Les symptômes reviennent
        Donc re sevrage pour etre bien encore 5 ou 6 mois et replonger !!!
        Apres avoir arrêté 5 fois et replonger 5 fois . La dernière était la plus hard !!!! Je me suis dit ras le bol de remonter la pente tout les 6 mois !!! J’ai arrêté définitivement depuis 3 ans et je peux vous jurer que c bien le cannabis qui me rendait malade !! Le corps’a mémoriser cette substance comme nocive et donc si je reprend je retombe malade !!!!
        La seul solution c’est l’arrêt complet et définitive du cannabis, pas d’autre choix …… Toute les personnes atteintes du syndrome SHC sont obligés d’arrêter définitivement !!!!! Croyez moi c le seul moyen ….. si vous refumer vous retomber malade en moins de deux mois de consommation
        Voilà bon courage a tout et a toute ceux et celles qui souffrent du SHC … courage sevrage de 15 jours minimum pour toute une vie !!!!

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