by Scarlet Palmer on 26/10/2016 | Opinion

Votre opinion : est-ce que le dabbing est dépassé ?

Dabbing C’est vers 2012 que le dabbing – l’art d’inhaler un concentré de cannabis à l’aide d’une pointe chauffée – a commencé à gagner en popularité. Les opinions sont toutefois partagées en raison de la puissance de cette méthode, des risques que comporte la production des extraits et même parce que son esthétisme est douteux. Qu’en pensez-vous ?


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Sensi Seeds a écrit quelques articles au sujet du dabbing : nous avons donné une définition, expliqué les avantages et les inconvénients du dabbing de cannabis médicinal, et avons même soulevé la question à savoir, les extraits devraient-ils être considérés comme une drogue dure ou une drogue douce. Les gens pensent que le dabbing est une méthode récente, pourtant, les extraits qui en forment la base existent depuis plus de 40 ans. La nouveauté réside dans la manière de chauffer les dabs – à l’aide d’un appareil nommé « oil rigs » ou simplement « rigs », une sorte de bong équipé d’un brûleur – et dans le fait que de plus en plus de personnes essaient de fabriquer leurs propres concentrés. Le dabbing s’est valu une mauvaise réputation en raison de son extrême puissance et des dangers associés à la production des extraits. Toutefois, comme la puissance est dérivée de la pureté de l’extrait, bien des consommateurs récréatifs et médicinaux encensent cette méthode qui procure un effet maximal de manière efficace et rapide. Mais le monde du cannabis est souvent divisé pour de multiples raisons, même si nous sommes tous d’accord que le cannabis est merveilleux, et le dabbing fait effectivement l’objet de nombreuses critiques. Nous vous présentons quelques opinions sur le sujet.

Notre question de sondage sur Facebook
Notre question de sondage sur Facebook

Opinions provenant de la page Facebook de Sensi Seeds  

Le 7 octobre, nous avons demandé à nos fans Facebook s’ils croyaient que le dabbing était une chose du passé. Au moment de la rédaction de cet article, 67 personnes avaient répondu à notre appel. Les réponses nettes et précises étaient étonnamment bien divisées : 19 personnes ont répondu par l’affirmative, considérant le dabbing dépassé, du moins en ce qui les concernait, et 21 personnes étaient d’avis que le dabbing était très actuel, peut-être même avant-gardiste.

Notre fan Facebook Jackson Evans avait ceci à partager :

« Je trouve les dabs rapides. Ils dégagent aussi moins d’odeurs. Ça prend dix secondes pour chauffer un clou et y déposer un dab. Ça me prendrait quelques minutes pour remplir ma pipe et la fumer. J’aime mes dabs à basse température, et quand je fume un joint, ça goûte le brûlé. Je préfère rester loin des buds parce que je sens que toute la matière végétale estompe mes terpènes. J’aime vaporiser des buds au lieu de les fumer. Je crois que fumer les fleurs est une chose du passé et que l’avenir est dans la vaporisation et les concentrés qui sont beaucoup plus propres si effectués correctement. Tout est question de réchauffement climatique et d’empreinte carbone, non ? »

Voilà qu’il soulève un point intéressant. L’empreinte carbone moyenne d’un joint fait de cannabis d’intérieur est extrêmement importante : près d’un kilo d’émissions de CO2, ce qui équivaut à 100 ampoules électriques allumées pendant 17 heures. Ces chiffres sont aussi valides pour le cannabis destiné à la production d’extraits, mais l’équation exacte est plus difficile à déterminer puisque toute la plante est utilisée, les feuilles et les tiges offrant un rendement de 6 %, et les fleurs, 20 %. La quantité de concentré obtenu varie beaucoup en fonction de différents facteurs tels que l’endroit où les plantes ont été cultivées, leur âge, le temps passé dans le solvant, etc. En outre, la nature du solvant, du butane en général, et l’énergie requise pour alimenter le processus d’extraction sont aussi des variantes qui influencent l’empreinte carbone. On ne sait pas encore si les frais supplémentaires associés à la production d’extraits sont contrebalancés par le fait qu’à high égal, de plus petites quantités d’extraits sont nécessaires (qu’en pensez-vous ?).

L’âge des consommateurs influence-t-il l’opinion qu’ils se font du dabbing ?

 Certains commentaires portent à croire que le dabbing est plutôt populaire auprès des générations plus jeunes :

D.B. – « Selon moi, c’est une mode. C’est devenu extrêmement populaire très rapidement, surtout chez les jeunes. La vérité est que la plupart des gens préfèrent fumer des buds, du moins, dans mon cas. C’est mon opinion. Faut rester high. »

Marijuana and More – « Les jeunes semblent préférer le dabbing… c’est trop fort pour moi, j’aime mieux les buds ! Je ne change pas d’idée ! »

Howard C. Reaves – « Je vais fumer des joints pour toujours ! De temps en temps, je dabbe, mais jamais de manière régulière. Rien ne vaut un délicieux joint. Les joints sont aussi plus sociaux. Il n’y a rien comme se balader entre amis, en partageant un joint ou un blunt un après-midi ensoleillé. C’est pas possible de relaxer comme ça avec le dabbing, ou diable, peut-être que si. En ce qui me concerne, moi et mes amis, nous sommes de la vieille école. »

Un « rig », utilisé pour le dabbing d’extraits de cannabis
Un « rig », utilisé pour le dabbing d’extraits de cannabis

 

D’autres étaient rebutés par l’équipement nécessaire, un point souvent soulevé dans d’autres articles de notre blogue et d’ailleurs, mentionnant la malheureuse ressemblance du dabbing avec le crack :

D.P. – « J’ai pas besoin d’acheter un autre ‘rig’, une torche ou des instruments. F tout ça. J’ai mon moulin et trois accessoires abordables qui me permettent de consommer de quelques façons. J’ai essayé les dabs deux fois, et je n’ai pas été impressionné de tout ce qu’on en dit. »

G.M.M. – « Moins de troubles de laisser les dabs de côté. »

G.R. – « Les bons vieux joints me conviennent, jamais dabbé, ça ne m’intéresse pas, à quoi ça sert ? »

Cependant, le dabbing s’attire des fans de partout dans le monde, et ceux-ci sont confiants de son avenir comme de sa situation présente !

R.V. – « C’est plus une tendance de l’avenir. Même dans un Etat médical comme le Michigan, les gens ne l’ont pas tous essayé à moins qu’ils connaissent quelqu’un avec une carte ou un autre contact pour y avoir accès. »

K.C. – « Ça ne fait que commencer ici en Irlande. Je n’en avais jamais entendu parler jusqu’à ce qu’un ami m’en donne. J’adore. »

C.T. – « Oh non, c’est ici pour rester – attendez-vous à ce que ça évolue. »

T.L. – « Non, à peine commencé. »

Que pensez-vous du dabbing ? Est-ce que ça deviendra la principale façon de consommer, ou cette technique se rangera aux côtés des joints, de la vaporisation et des produits comestibles, représentant simplement une autre façon de consommer ? Est-ce qu’il s’agit d’une mode qui passera, ou bien sera-t-elle supplantée par une autre technique encore inexistante qui s’avérera inespérée, plus puissante et efficace ?  Partagez vos commentaires ! Pour maintenant, terminons avec ce commentaire d’un fan Facebook, M.A., qui résume très bien le véritable esprit derrière la consommation de cannabis :

« Rechercher un high n’est jamais “une chose du passé », peu importe la méthode… je crois qu’il s’agit plutôt d’une question de goût, si vous aimez dabber, dabbez. Si vous aimez les produits comestibles, mangez-en… Si vous voulez fumer un joint, roulez-vous en un gros, et cessez de critiquer les préférences des autres… » Voilà qui est bien dit ! En fin de compte, nous sommes tous une communauté qui doit faire preuve de tolérance envers les autres.

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