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by Miranda on 12/10/2016 | Opinion

Quatre candidats à la présidence et une plante : le cannabis

Candidats La course à la Maison-Blanche arrive à sa fin, et inexorablement, le choix des Américains aura des répercussions internationales. Aucun autre gouvernement n’a autant d’influence sur le reste du monde, et ses décisions en matière de légalisation du cannabis n’affectent pas seulement les Américains. Quelle est la position des candidats à la présidence ?


Quatre candidats à la présidence et une plante : le cannabis - Sensi Seeds Blog

La course à la Maison-Blanche arrive à sa fin, et inexorablement, le choix des Américains aura des répercussions internationales. En effet, celui qui occupe le Bureau ovale exerce une influence mondiale inégalée d’aucun autre gouvernement. Ses décisions économiques, politiques, mais également en matière de légalisation du cannabis n’affectent pas seulement les Américains. Ainsi, il est normal que tous ceux qui sont pour une réforme de la législation entourant le cannabis, à l’échelle mondiale, soient avides de connaître les points de vue politiques des différents candidats à la présidence des Etats-Unis au sujet de la légalisation ou la dépénalisation de la plante de cannabis.

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Aucun autre politicien n’a autant d’influence sur le reste du monde que celui qui occupe le Bureau ovale de la Maison-Blanche (CC. ehpien)

Elections présidentielles 2016 des Etats-Unis

Le 8 novembre prochain, plus de 100 millions d’Américains se rendront aux urnes pour élire leur 45e président. Bien qu’au départ, quatre candidats se disputaient le poste, tous savons à présent que la joute est passée au duel.

La candidate démocrate Hillary Clinton, et son homonyme républicain Donald Trump se disputent 85 % de l’ensemble des électeurs nord-américains dans une course très serrée : à l’heure actuelle (3 octobre 2016), les sondages attribuent 44 % des voix à Hillary Clinton, et 41 % à Donald J. Trump. Quant à eux, les deux autres candidats, Gary Johnson du Parti libertarien et Jill Stein du Parti vert détiennent respectivement 10 % et 5 % des suffrages, selon les sondages.

Tout au long de la campagne, on a constaté un changement de position en matière de cannabis de la part des politiciens en général, et plus concrètement, des candidats à la présidence. Ils doivent en effet faire face à la réalité : la grande industrie nationale qui s’est développée autour du cannabis médicinal et récréatif impose l’adoption immédiate d’une nouvelle attitude et de nouvelles mesures.

Les candidats et le cannabis

Le compte à rebours avant de connaître le successeur de Barack Obama a commencé, et les partisans de la légalisation du cannabis, aux Etats-Unis et partout dans le monde, suivent de près les développements. Lundi le 27 septembre dernier, nous avons assisté au premier des trois débats entre les deux principaux candidats : Clinton, l’ancienne secrétaire d’Etat américaine, a pris le dessus sur Trump, le magnat new-yorkais. Curieusement, il semble qu’il y ait autant de partisans de la légalisation qui appuient l’un ou l’autre des deux principaux candidats, ce qui porte plusieurs à se demander si, dans un cas comme dans l’autre, nous assisterons bel et bien à des avancées significatives.

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Lundi le 27 septembre a eu lieu le premier des trois débats présidentiels opposant Clinton et Trump (CC. ehpien)

Il faut noter que l’un des rares points sur lesquels s’accordent les démocrates et les républicains concerne la légalisation de la marijuana médicinale, du moins, sur papier. Cependant, ni un ni l’autre ne va aussi loin que le candidat démocratique ayant perdu de peu les primaires, Bernie Sanders ; ce dernier voulait tout simplement abolir la prohibition du cannabis.

Sanders voulait en effet retirer la marijuana de l’annexe I des substances contrôlées, et non la reclasser, ce qui aurait constitué la mesure la plus efficace pour faciliter la légalisation totale de la plante. Son plan a été repris par les deux candidats rivaux, Stein et Johnson, qui se retrouvent à court d’options pour assumer la charge dans ce pays où le bipartisme laisse à peine d’espace aux aspirants alternatifs. Dans ce contexte, penchons-nous sur les politiques en matière de cannabis de chacun des candidats.

Hillary Clinton : Parti démocrate 

L’ancienne secrétaire d’Etat américaine Clinton, qui serait la première femme à la tête des Etats-Unis si elle gagnait les élections, est d’avis qu’il faut appuyer tous les Etats qui défendent la marijuana médicale. En tant que présidente, Clinton permettrait aux Etats qui ont déjà adopté des lois en la matière d’agir à titre de « laboratoires de la démocratie », comme on peut le lire sur son site Web de campagne, à la section de la réforme de la justice pénale.

De même, elle a répété à diverses occasions être prête à reclasser le cannabis, le faisant passer de l’annexe I à l’annexe II, ce qui rendrait la plante disponible pour la recherche scientifique. Clinton veut que commencent la recherche et l’étude sur le cannabis le plus tôt possible pour déterminer la meilleure manière de l’utiliser, les doses d’administration précises appropriées à chaque individu et les interactions qu’il peut avoir avec d’autres médicaments.

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Hillary Clinton lors d’un rassemblement au New Hampshire (CC. Ted Eytan)

Elle a en outre déclaré qu’il valait mieux concentrer les « ressources des forces fédérales pour combattre les crimes violents, et non pour s’attaquer aux crimes liés à la simple possession de marijuana ». Cette mesure fait partie d’un plan pour mettre fin à l’ère des incarcérations massives qui sévit aux Etats-Unis.

La candidate prétend vouloir réformer les peines minimales obligatoires pour les crimes non violents qui ont un impact disproportionné sur la population de couleur et latine depuis des années à l’aide de diverses mesures, entre autres, en diminuant de moitié lesdites peines, en permettant aux personnes présentement incarcérées pour des crimes non violents de bénéficier de peines « plus justes », et en réajustant le système de « récidive » de manière à ce qu’un crime non violent lié aux drogues ne soit plus considéré comme une « récidive », ce qui réduirait les peines obligatoires pour les deuxièmes et troisièmes crimes.

Mais des doutes surgissent lorsque notamment, on prend en considération le fait que Clinton ait choisi Tim Kaine comme colistier. Dans un premier temps, l’Organisation nationale pour la réforme des lois en matière de marijuana (NORML) lui a donné une cote « insuffisante » en raison de son opposition à la légalisation et la dépénalisation du cannabis.

Récemment, l’Organisation a sensiblement remonté sa cote à « approuvé », après que ce dernier a déclaré être ouvert à l’idée de changer la loi pénale. Bien qu’il continue à percevoir la marijuana comme une drogue d’initiation – en dépit des données et de la récente déclaration de la procureure générale américaine qui affirme le contraire – il s’est légèrement ouvert à l’idée que les Etats ont le droit de décider de leurs lois, tout en indiquant qu’il voterait contre.

On constate que la position du potentiel vice-président des Etats-Unis ne reflète pas celle de la candidate à la présidence, situation décevante mais aussi préoccupante dans le contexte d’une future réforme de la législation entourant le cannabis. Pour sa part, Clinton n’a aucune réticence à se proclamer en faveur de la marijuana médicale, possiblement après que son point de vue en matière de dépénalisation ait été influencé, en partie, par l’attitude compassionnelle et raisonnable de son adversaire dans les primaires démocrates, le si populaire Bernie Sanders.

Pour attiser davantage la controverse, il faut aussi mentionner les déclarations faites par la fille de Clinton, Chelsea Clinton, au nom de sa mère lors d’un rassemblement qui s’est tenu durant un week-end en Ohio, les 24 et 25 septembre. Lorsque quelqu’un dans l’assistance lui a posé une question strictement en lien avec le reclassement du cannabis afin de permettre la recherche médicale, la fille unique de la candidate démocrate a fait preuve d’une grande méconnaissance en attribuant le décès de plusieurs personnes au Colorado à la consommation de cannabis.

Son porte-parole s’est empressé d’expliquer que Chelsea s’était simplement mal exprimée, et qu’elle rétractait ses paroles et leurs implications. La fille des Clinton ignore effectivement un fait de la plus haute importance, d’ailleurs confirmé par la DEA : dans toute l’histoire, la consommation de cannabis n’a jamais causé de décès enregistré.

En ce qui concerne la marijuana récréative, Clinton a donné la réponse classique qu’il fallait attendre de voir ce qui adviendra des efforts de légalisation au Colorado et dans d’autres Etats. La situation actuelle semble donc favorable pour le cannabis médicinal, et incertaine pour le cannabis récréatif.

Donald Trump : Parti républicain

La position officielle de Trump au sujet du cannabis demeure floue, et sa campagne Web n’en fait aucune mention, mis à part sa promesse de construire un mur pour éviter l’introduction de drogues au pays et d’apporter de l’aide aux toxicomanes ; curieuse plateforme.

Trump s’est aussi gardé de mentionner s’il voulait ou non reclasser le cannabis en vertu de la Loi règlementant les drogues, bien qu’il se soit publiquement déclaré en faveur de la marijuana médicale ; en février cette année, il a reconnu en entrevue qu’il connaissait des personnes atteintes de graves problèmes de santé qui ont grandement bénéficié de la « marijuana médicinale ».

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Trump lors d’un rassemblement à Reno, au Nevada (CC. Darron Birgenheier)

Il fait garder en tête qu’en matière de cannabis, tout ce que le magnat de la finance sait faire est de changer d’opinion. Bien qu’il se soit montré à plusieurs occasions en faveur de la marijuana médicale et qu’il prétend que les Etats sont libres de choisir pour eux-mêmes, il a aussi déclaré qu’il s’opposait à la légalisation. En guise de justification, il a mis en doute l’efficacité des mesures de légalisation au Colorado – Etat qui a légalisé le cannabis médicinal et récréatif en 2012 et où les choses ne se déroulent pas facilement.

Au fil des dernières années, le candidat républicain a fait une série de déclarations au sujet du cannabis et de la guerre contre les drogues à l’occasion de diverses entrevues médiatiques. En 1990, Trump avait déclaré dans le Miami Herald qu’« il fallait légaliser les drogues pour gagner cette guerre ». Mais avec Trump – cet homme qui prétend ne pas boire, ne pas fumer et encore moins consommer de drogues – on ne peut jamais être certain de quoi que ce soit. Son ambivalence sur la question du cannabis montre bien que s’il était élu, il ne saurait prendre position. Si sa confusion est évidente, la nôtre est encore plus grande.

Dans certaines de ses déclarations, il conclut que la consommation de la plante peut avoir des effets néfastes sur la santé en général, plus précisément, sur le cerveau. De plus, pour attaquer la crédibilité de son adversaire Jeb Bush lors des primaires républicaines, Trump n’a eu aucun scrupule à clamer que ce dernier avait avoué avoir fumé de la marijuana, il y a de cela quarante ans. A l’évidence, les stratégies de campagne de Trump sont loin d’être « tolérantes » envers les consommateurs de cannabis.

Un autre élément vient troubler les partisans de la légalisation, à savoir, l’élection par Trump de Mike Pence en tant que vice-président. À l’image du colistier démocrate, Pence préconise aussi la prohibition du cannabis, encore en 2016, bien que cela puisse paraître absurde, et complètement anachronique. D’autres craintes surgissent lorsqu’on apprend que Trump pourrait très bien élire Chris Christie comme procureur général, politicien qui mettrait un terme aux années de progrès et d’avancées en matière de politiques cannabiques plus rationnelles et raisonnables.

Ainsi, il semble que la position de Trump s’impose comme une continuation du statu quo, ou même, une régression. Il ne faut pas non plus oublier que dans son programme politique, le Parti républicain indique clairement son opposition à la légalisation du cannabis à des fins médicinales, faisant appel aux lois fédérales.

Gary Johnson : Parti libertarien

Le candidat à la présidence qui a le plus d’attrait auprès des défenseurs du cannabis est sans doute le chef du Parti libertarien, Gary Johnson, qui soutient la dépénalisation et la légalisation du cannabis depuis plus de 17 ans. L’ancien gouverneur du Nouveau-Mexique, jusqu’alors curieusement républicain, a été nominé candidat des libertariens cette année, à la fin de mai.

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Gary Johnson, partisan de la légalisation du cannabis depuis plusieurs années (CC. Gage Skidmore)

Gary Johnson veut mettre un terme à la guerre contre les drogues, comme il l’indique sur le site Web de sa campagne. Il appuie la légalisation et la régulation de la marijuana à usage médical et récréatif chez les adultes au niveau fédéral, donc son retrait de la liste fédérale des drogues, ou en d’autres mots, son déclassement. Il a aussi appuyé activement les initiatives électorales étatiques pour légaliser et règlementer la consommation de marijuana par des adultes dans les Etats de l’Alaska, du Colorado, de l’Oregon et de Washington.

L’ancien gouverneur Johnson qui a toujours été transparent au sujet de sa consommation personnelle de cannabis à des fins médicales provient du secteur privé où il était directeur général d’une entreprise de production de cannabis médicinal, Cannabis Sativa Inc. Il a quitté ses fonctions lorsqu’il s’est présenté comme candidat à la présidence. Il se démarque nettement de ses adversaires majoritaires, Clinton et Trump.

Jill Stein : Parti vert

La position de la seconde femme qui se présente à la présidence, Jill Stein, est tout aussi attrayante et intéressante pour les partisans du cannabis. Beaucoup plus à la gauche que Clinton (elle a participé au mouvement Occupy Wall Street), cette médecin et professeure a un discours très bien articulé, et c’est grâce à elle que le Parti vert est dans la course à la présidence.

Dr Stein appuie la légalisation et la réglementation de la marijuana à usage médicinal par les adultes à l’échelle du pays. En tant que médecin et défenseure de la santé publique, elle est d’avis que les dangers de la marijuana découlent uniquement de son statut illégal, et non parce qu’elle est intrinsèquement dangereuse. Selon ses dires, « la marijuana est de loin moins nocive que l’alcool et le tabac, substances qui sont parfaitement légales… le réel danger de la marijuana est la violence de l’économie souterraine de la drogue qui résulte de la prohibition ».

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Jill Stein, candidate à présidence du Parti vert (CC. Gage Skidmore)

Stein a manifesté son intention de retirer la marijuana de l’annexe I, catégorie qui regroupe les substances les plus dangereuses, pour la reclasser dans une catégorie plus appropriée en vertu de ce qu’a déterminé la science médicale. Stein affirme que « mettre un terme à la prohibition de la marijuana serait une grande victoire pour la liberté et la justice sociale, et un pas important vers l’avenir juste et vert que nous méritons ». Ses paroles sont teintées d’une grande vérité, et il est malheureux que ses espérances de vote aux prochaines élections atteignent à peine 5 %.

C’est aux électeurs américains de décider

Au fil des dernières années, les Etats-Unis ont assisté à un retournement de leur politique en matière de drogues, particulièrement en ce qui concerne le cannabis. Le mouvement citoyen en faveur de la légalisation a gagné de la force, et la population devient de plus en plus critique envers la guerre contre les drogues, cette guerre qui est menée contre le narcotrafic aux dépens des droits de la personne.

Obama a fait les premiers pas en permettant la légalisation de la marijuana médicinale et récréative, et en transformant la politique de criminalisation en une politique plus axée sur la santé. Il est aussi parvenu à interpréter les conventions de l’ONU d’une manière plus souple, ce qui a permis la naissance de modèle tel que celui de l’Uruguay. Il semblerait logique de penser que les démocrates continueront d’avancer dans la même direction, ce qui n’est pas le cas des républicains.

À l’évidence, ni Trump ni Clinton ne représentent un candidat idéal pour l’industrie du cannabis, ni pour les partisans de la légalisation, mais comme il faut bien en élire un, Clinton pourrait être la candidate la plus fiable – Trump est trop imprévisible. Malgré le fait que le candidat idéal aurait pu être Gary Johnson ou Jill Stein, leur campagne n’a pas reçu assez d’attention de la part des médias et il est fort improbable que l’un d’eux se fasse élire et devienne président. En conséquence, les électeurs qui appuient la légalisation et qui veulent continuer sur la même voie doivent voter pour Clinton, ou bien s’aventurer dans l’inconnu en votant pour Trump. La décision repose entre les mains des électeurs américains, après quoi, nous verrons ce que nous réserve l’avenir.

 

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