Engrais et nutriments pour le cannabis : rapports NPK, programmes de fertilisation et conseils horticoles

Prêt à passer au niveau horticole supérieur ? Apprenez comment nourrir vos plantes de cannabis avec des engrais, comme les solutions de nutriments minéraux ou organiques, et bonifiez vos récoltes.

Notions à retenir :

  • Un programme nutritif combinant macronutriments, nutriments secondaires et oligo-éléments est essentiel pour cultiver des plantes de cannabis saines.
  • Les engrais synthétiques procurent une nutrition rapide et précise, mais ne sont pas aussi durables que les options organiques (qui contribuent à la santé du sol à long terme et à de meilleurs arômes)
  • Le cannabis nécessite des engrais riches en azote pendant le stade végétatif, alors qu’en floraison, le phosphore et le potassium sont requis.
  • Suivre le pH, la conductivité électrique (EC) et la qualité de l’eau est essentiel pour fertiliser le cannabis.
  • Rincer le cannabis est facultatif. La recherche montre que le rinçage n’a que peu ou pas d’effet sur qualité des têtes.

Il ne suffit pas que d’une bonne génétique pour obtenir une récolte de qualité supérieure. Si la génétique est à la base d’une culture réussie, le cannabis tire son énergie de l’engrais fourni à chaque étape de croissance.

Utilisez les bons nutriments au bon moment, et vous obtiendrez une croissance plus rapide et des plantes plus résistantes, les clés d’une récolte exceptionnelle.

Cependant, si vous sous-alimentez ou suralimentez vos plantes, vous risquez de faire face à des carences nutritives, à une toxicité ou à un blocage de l’absorption des nutriments. Ces problèmes ne tuent généralement pas les plantes, mais ils les stressent, freinent leur croissance et affectent leur capacité à développer des têtes grosses et résineuses.

Prêt à nourrir vos plantes pour une croissance optimale ? Voici tout ce que vous devez savoir sur l’utilisation d’engrais pour le cannabis pour des plantes saines et d’excellents rendements.

Engrais pour le cannabis 101 : notions de base

Les engrais pour le cannabis, que vous les achetiez en bouteille dans votre magasin de jardinage local ou que vous les fabriquiez vous-même à partir d’ingrédients naturels tels que le compost, contiennent des composés chimiques qui fournissent de l’énergie aux plantes.

Ces composés chimiques sont classés en trois groupes :

  • Les macronutriments : représentés par la célèbre formule NPK que portent les engrais pour le cannabis vendus dans le commerce, les macronutriments (ou macroéléments) sont essentiels au développement des plantes. Ils alimentent la croissance du feuillage, des racines et des têtes, et les plantes en ont besoin en grandes quantités (d’où le « macro »).
  • Les nutriments secondaires : ce sont des éléments dont les plantes de cannabis ont besoin en quantités modérées. Mais ils ne sont pas à négliger pour autant. Ils sont essentiels à des processus tels que la photosynthèse et le transport des nutriments. On les qualifie de « secondaires » parce que les plantes en ont besoin en plus petites doses que les macronutriments.
  • Les oligo-éléments : ce sont des composés requis en quantités infimes. Encore, cela ne signifie pas qu’ils ne sont pas importants. Ils renforcent les parois cellulaires, soutiennent la fonction enzymatique, aident à la synthèse des nutriments, et plus encore. Simplement, les plantes en ont besoin en très petites doses.

Macronutriments : le trio célèbre

L’azote, le phosphore et le potassium sont les géants des engrais pour le cannabis. Voici pourquoi ils sont si importants :

Azote (N)

Le rôle principal de l’azote est la synthèse des acides aminés, des protéines et de la chlorophylle (le pigment vert des plantes responsable de la photosynthèse). Les plantes absorbent l’azote principalement sous forme de nitrate et d’ammonium.

Fonctions :

  • Favorise la croissance végétative — les feuilles, les tiges et les branches.
  • Indispensable à la photosynthèse et au métabolisme des plantes.
  • Favorise la formation d’enzymes.

Symptômes de carence : Jaunissement des feuilles plus vieilles et retard de croissance.

Phosphore (P)

Le phosphore joue un rôle clé dans la croissance de certaines structures végétales et dans la capacité des plantes à produire, transporter et stocker l’énergie. Les plantes absorbent le phosphore sous forme de phosphate.

Fonctions :

  • Favorise le développement des racines et la vigueur des plantules.
  • Stimule la croissance des fleurs.
  • Renforce la résistance aux maladies et au stress environnemental.

Symptômes de carence : Floraison tardive ou médiocre, décoloration rouge foncé ou violette des tiges et des pétioles (tiges des feuilles).

Potassium (K)

Le potassium aide à activer certaines enzymes et régule des processus végétaux essentiels, de la photosynthèse à la formation des protéines en passant par le transport des sucres.

Fonctions :

  • Régule l’ouverture et la fermeture des stomates, influençant l’utilisation d’eau par la plante.
  • Renforce les parois des tiges, rendant les plantes plus robustes et résistantes.
  • Améliore la tolérance à la sécheresse.

Symptômes de carence : Tiges fragiles, bords des feuilles jaunes/brunâtres et moins bonne résilience.

Nutriments secondaires

En plus du célèbre trio, le calcium, le magnésium et le soufre sont essentiels à la santé de plantes.

Calcium

Alors que chez l’humain il aide à construire et à maintenir des os solides, le calcium favorise le développement de structures végétales saines. De plus, il est crucial dans la communication entre les cellules végétales.

Fonctions :

  • Maintient la structure et l’intégrité des parois cellulaires et des membranes.
  • Déclenche la signalisation intercellulaire et favorise le transport des nutriments.
  • Favorise la croissance de nouvelles racines et pousses.

Symptômes de carence : Nécrose foliaire, malformation des nouvelles pousses, mauvais développement racinaire et tiges fragiles.

Magnésium (Mg)

Le magnésium est un composant essentiel de la chlorophylle, ce qui signifie qu’il joue un rôle central dans la photosynthèse. Il contribue également à l’activation des enzymes et participe au transport des nutriments.

Fonctions :

  • Essentiel à la capture de la lumière et la production d’énergie photosynthétique.
  • Active les enzymes qui transfèrent l’énergie et synthétisent ET métabolisent les glucides.
  • Apporte des nutriments aux tissus en croissance.
  • Influence l’absorption du phosphore et de l’azote.

Symptômes de carence : Chlorose internervaire, enroulement des feuilles et retard de croissance.

Soufre (S)

Le soufre joue est essentiel dans la synthèse des acides aminés, des coenzymes et même des composés aromatiques volatils (pour des têtes au parfum et au goût agréables). Les plantes absorbent principalement le soufre sous forme de sulfate.

Fonctions :

  • Utilisé pour construire des acides aminés tels que la cystéine et la méthionine.
  • Synthétise des molécules organiques qui soutiennent la fonction des enzymes et des composés aromatiques volatils (tels que les terpènes).
  • Impliqué dans le métabolisme de l’azote.

Symptômes de carence : Chlorose uniforme des jeunes feuilles et retard de croissance.

Oligo-éléments

Les oligo-éléments ne sont nécessaires qu’en petites quantités, mais ils jouent néanmoins un rôle important dans la croissance de plantes saines :

  • Bore (B) : Absorbé sous forme d’acide borique ou de borate, le bore est essentiel au maintien de parois cellulaires solides et saines. Il intervient également dans la division et l’élongation des cellules lorsque les plantes développent de nouvelles racines et pousses, ainsi que dans la signalisation cellulaire. Le bore favorise également la formation des fleurs et des graines, et participe au transport des nutriments.
  • Cuivre (Cu) : les plantes absorbent le cuivre sous forme d’acide cuivrique. Il est utilisé par la plastocyanine, une enzyme impliquée dans la photosynthèse, et joue un rôle dans le transport des électrons à l’intérieur des mitochondries. En favorisant la formation de lignine, le cuivre renforce également les parois cellulaires.
  • Fer (Fe) : Absorbé sous forme ferreuse, le fer est essentiel à la photosynthèse ; il contribue à la formation de la chlorophylle ainsi que des cytochromes et de la ferrédoxine (composés essentiels à la chaîne de transport des électrons photosynthétiques, ou CTE). Le fer active également les enzymes impliquées dans le métabolisme et l’absorption de l’azote.
  • Zinc (Zn) : Comme le magnésium, le zinc active les enzymes responsables de la synthèse des protéines ainsi que de l’auxine, une hormone de croissance végétale. Le zinc est également connu pour favoriser l’élongation entre les nœuds, la croissance des feuilles et la formation du pollen et des graines.
  • Molybdène (Mo) : Les plantes absorbent le molybdène sous forme de molybdate. Il est utilisé par la nitrate réductase et la nitrogenase, deux enzymes responsables du métabolisme de l’azote. Le molybdène intervient également dans les réactions enzymatiques qui produisent des acides aminés essentiels.
  • Manganèse (Mn) : Le manganèse active les enzymes qui métabolisent les acides aminés, les glucides et les lipides. Il favorise également la résistance aux maladies.

Fertilisants pour le cannabis organiques vs synthétiques

Granules et poudres, solutions nutritives diluées, mélanges riches de compost organique — aujourd’hui, les cultivateurs de cannabis ont l’embarras du choix lorsqu’il s’agit de choisir un engrais.

Mais comment savoir lequel utiliser dans votre jardin ? Il faut d’abord distinguer entre les engrais organiques et les engrais synthétiques. Le choix dépendra de votre style de culture et de vos préférences.

Nutriments synthétiques pour le cannabis : précis et rapides

Les engrais synthétiques pour le cannabis contiennent des composés chimiques facilement assimilables par les plantes dès qu’ils entrent dans le sol.

Au lieu de contenir de la matière organique riche en azote (par exemple le vermicompost), les solutions nutritives synthétiques contiennent des sels de nitrate hautement solubles, une forme d’azote que les plantes assimilent immédiatement.

Ainsi, elles agissent très rapidement et présentent des avantages et des inconvénients uniques par rapport aux nutriments organiques.

Avantages

Les engrais synthétiques sont parfaits pour les cultivateurs de cannabis qui souhaitent suivre un programme de fertilisation simple et doser avec précision des nutriments spécifiques. La plupart des engrais synthétiques sont accompagnés d’un programme de fertilisation, ce qui les rend faciles à utiliser, même pour les débutants. Ils conviennent à toutes les cultures (intérieure, extérieure, en terre ou en hydro) et peuvent être légèrement moins chers que les engrais organiques.

Inconvénients

Comme ils sont immédiatement absorbés par les plantes, il est plus facile de suralimenter ses plantes avec eux, en particulier les cultivateurs inexpérimentés qui stressent souvent leurs plantes en leur donnant trop d’engrais dans l’espoir de stimuler la croissance.

De plus, les nutriments synthétiques peuvent dégrader la qualité et la structure du sol, ce qui ne les rend pas très durables. Enfin, le ruissellement des engrais synthétiques pour le cannabis peut nuire à l’environnement local.

Nutriments organiques pour le cannabis : graduels et holistiques

Comme ils proviennent de sources naturelles, les engrais organiques nourrissent les plantes lentement et progressivement. En effet, les composés organiques qu’ils contiennent doivent être décomposés par des micro-organismes tels que des bactéries et des champignons avant que les plantes puissent les assimiler.

Parmi les exemples courants de nutriments organiques pour le cannabis, mentionnons le compost, le fumier, les algues, la farine d’os ou de poisson et le guano (et les produits directement dérivés de ces ingrédients).

Avantages

Il est rare de fertiliser à l’excès avec les engrais organiques, car ils libèrent progressivement les nutriments assimilables par les plantes. Cela les rend attrayants pour les cultivateurs débutants ou ceux qui travaillent avec des variétés sensibles à la fertilisation excessive (comme certaines sativas ou des autoflorissantes).

De plus, l’utilisation d’engrais organiques favorise l’établissement d’un écosystème sain dans le sol, ce qui augmente la résilience et la vigueur des plantes, et permet même aux cultivateurs de réutiliser leur sol après la récolte. Combiné au fait qu’ils ne produisent pas de ruissellement toxique, les engrais organiques sont beaucoup plus durables que les solutions nutritives synthétiques.

Enfin, de nombreux cultivateurs trouvent que les nutriments organiques produisent du cannabis aux arômes et saveurs plus riches et complexes.

Inconvénients

Si vous recherchez la rapidité et la précision, les nutriments organiques ne feront pas l’affaire. Il est impossible de déterminer les doses exactes d’azote ou de phosphore lorsque vous appliquez du compost ou de la farine d’os dans votre sol, et les effets de ces engrais peuvent prendre un certain temps avant de stimuler une croissance notable.

Les nutriments organiques, à moins que vous ne les produisiez vous-même, ont également tendance à être plus chers que leurs équivalents non organiques.

Engrais pour sol vs hydro

Les engrais pour le cannabis peuvent également être classés selon qu’ils sont formulés pour une culture en terre ou une culture hydroponique.

La principale différence réside dans le fait que les engrais formulés pour le sol peuvent contenir des nutriments à libération lente ou des composés organiques destinés à préserver la santé du sol et à offrir une alimentation progressive (bien que ce ne soit pas toujours le cas).

Les engrais hydroponiques, en revanche, sont généralement composés de sels nutritifs hautement solubles qui sont immédiatement assimilables par les plantes poussant dans des milieux stériles. Comme la biologie du sol n’intervient pas en hydroponique, les nutriments des engrais hydroponiques doivent être facilement assimilables, aussitôt appliqués.

Comprendre et appliquer les ratios NPK en culture de cannabis

Les formules NPK indiquent le rapport (en poids) entre l’azote (N), le phosphore (P) et le potassium (K) d’un engrais donné. Par exemple, une solution nutritive dont la formule est 10-5-5 contient 10 % d’azote, 5 % de phosphore et 5 % de potassium.

En fonction du stade de leur développement, vos plantes auront besoin de concentrations NPK différentes.

Ratios NPK : semis, stade végétatif et floraison

Les semis de cannabis cultivés en terre peuvent puiser le peu de nutriments dont ils ont besoin directement du sol. Dans les installations hydroponiques, des engrais très légers avec une formule NPK de 1-1-1 suffisent pour stimuler une croissance précoce saine.

Pendant le stade végétatif, le cannabis aime les engrais riches en azote : une formule NPK de 3-1-2 ou 4-1-2 favorise la croissance de feuilles et de tiges saines.

Enfin, les plantes de cannabis en floraison ont besoin de moins d’azote et de plus de phosphore et de potassium pour produire de grosses têtes résineuses. Au début de la floraison, un engrais pour cannabis avec un rapport NPK de 1-4-3 ou 1-5-4 est idéal.

Puis, pendant les dernières semaines de floraison, tournez-vous vers un engrais ne contenant que du potassium avec un rapport de 0-0-10 ou 0-0-20. Cela encouragera vos plantes à absorber plus de nutriments. Utilisez des suppléments floraux dérivés de la mélasse en plus de votre engrais pour favoriser la production d’une résine épaisse et givrée.

Quand et comment nourrir vos plantes de cannabis avec des engrais

En sol

Lorsque vous cultivez du cannabis en terre, vous n’avez pas besoin de nourrir vos semis. Un peu plus tard, utilisez un engrais pour stade végétatif afin de favoriser le développement d’un feuillage sain. Ensuite, passez à un engrais de floraison une fois que vos plantes ont fini de s’étirer.

Pour fertiliser vos plantes cultivées en terre avec des solutions nutritives achetées en magasin, il suffit de mélanger votre engrais avec de l’eau selon les instructions du fabricant (mais n’hésitez pas à utiliser moins que ce qui est indiqué sur le contenant, surtout si vous essayez un nouvel engrais pour la première fois ou si vous cultivez des variétés sensibles).

Assurez-vous que votre eau ait un pH entre 6,0 et 7,0 (certains cultivateurs affirment que 6,3-6,8 est le niveau idéal pour la plupart des variétés). Vérifiez à nouveau le pH après avoir mélangé votre solution et ajustez-le si nécessaire. Mesurez également la conductivité électrique (EC) et la concentration en parties par million (PPM) de votre solution nutritive afin de déterminer sa teneur en nutriments.

Si votre sol est très sec, arrosez-le légèrement avec une petite quantité d’eau ordinaire dont le pH a été ajusté. Appliquez ensuite votre solution nutritive. Ne versez pas toute la solution dans le pot en une seule fois, mais versez-la doucement pour que le sol l’absorbe graduellement.

Surveillez le ruissellement et testez le pH, la concentration PPM et l’EC. Comparativement aux valeurs avant l’application, le pH doit se situer dans la même fourchette, l’EC doit en dévier de 0,2 à 0,3 et la concentration PPM doit en être inférieure.

Si l’EC ou la concentration PPM sont supérieurs aux valeurs initiales, cela signifie que les sels nutritifs s’accumulent dans votre sol, ce qui peut provoquer un blocage de l’absorption des nutriments.

La plupart des cultivateurs en terre fertilisent leurs plantes une fois par semaine, mais il est préférable de suivre le programme d’application fourni avec l’engrais.

Utiliser des engrais organiques en culture en sol :

Vous souhaitez utiliser du compost, du guano, de la farine d’os ou des ingrédients similaires pour alimenter vos plantes de manière organique ? La meilleure façon d’y parvenir est d’utiliser un super sol vivant.

Fabriqués en mélangeant au sol des matières organiques riches en nutriments dès le début de la culture, les super sols peuvent nourrir vos plantes de manière 100 % biologique, du moment où vous plantez vos graines jusqu’à la récolte.

Vous pouvez également enrichir un sol ordinaire avec du compost, du fumier, de la farine d’os et d’autres ingrédients naturels. Le seul inconvénient est que les nutriments contenus dans ces ingrédients se décomposent lentement et sont absorbés graduellement par vos plantes. Pour une approche plus rapide, découvrez comment fabriquer du thé de compost ici.

En hydro

Lorsque vous cultivez du cannabis en hydroponie, vos plantes dépendent des engrais pour obtenir tous les nutriments dont elles ont besoin pour se développer. Au stade du semis, elles auront besoin d’un mélange de nutriments très léger (1-1-1) pour développer des racines saines et leurs premières feuilles. Pour le stade végétatif, passez à un engrais riche en azote, puis à un mélange riche en phosphore et en potassium pour la floraison.

Mélangez vos nutriments selon la dilution recommandée par le fabricant et vérifiez le pH, la concentration PPM et l’EC de votre solution. Visez un pH de 5,5 à 6,5 pour une absorption maximale, et un PPM/EC de :

  • 200 à 400 et 0,4 à 0,8 pour les semis ou les clones,
  • 300 à 700 et 0,6 à 1,4 pour le stade végétatif,
  • 750 à 1200 et 1,4 à 1,8 pour le début de la floraison, et
  • 1000 à 1600 et 1,8 à 2,2 pour la fin de la floraison.

Veillez à aérer et à faire circuler la solution afin que les racines reçoivent de l’oxygène en même temps que leurs nutriments.

Bien des cultivateurs hydroponiques mélangent des nutriments frais chaque fois qu’ils fertilisent leurs plantes et, dans la mesure du possible, nous vous recommandons de faire de même. Cela permet d’éviter la contamination, la dérive du pH, l’épuisement des nutriments, l’accumulation de sel et le développement d’agents pathogènes dans les solutions stagnantes.

Remarque sur la dureté et le pH de l’eau

Que vous prépariez du thé de compost ou que vous déterminiez la dose parfaite de nutriments dans un système hydroponique, il est essentiel de vérifier la dureté et le pH de votre eau pour vous assurer que vos plantes reçoivent les nutriments dont elles ont besoin.

L’eau dure (c’est-à-dire riche en minéraux tels que le calcium, le magnésium et les bicarbonates) peut perturber votre solution nutritive en interférant avec l’absorption de N, P et K ou en provoquant une dérive du pH (l’eau dure a tendance à avoir une alcalinité élevée). En dehors de la plage de pH idéale de 5,5 à 7, le cannabis absorbe mal les nutriments.

Enfin, l’eau dure peut entraîner une accumulation de sel et de tartre dans vos réservoirs ou autour de la zone racinaire de vos plantes. Dans les réservoirs, cette accumulation peut réduire l’efficacité du débit du système et provoquer une contamination ; pour les racines, elle peut interférer avec l’absorption des nutriments et perturber le pH, entraînant un retard de croissance et un stress.

Pour éviter ces problèmes, arrosez toujours vos plantes avec de l’eau de pluie, de l’eau distillée ou de l’eau par osmose inverse. Évitez autant que possible l’eau du robinet chlorée.

Problèmes de fertilisation du cannabis : prévention et diagnostic

Trois problèmes principaux peuvent survenir lorsque vous fertilisez le cannabis avec des engrais :

  • Fertilisation insuffisante : lorsque les plantes de cannabis ne reçoivent pas suffisamment de nutriments, elles développent des carences nutritionnelles qui provoquent du stress et un retard de croissance. Heureusement, il est généralement facile de corriger ces carences en équilibrant vos nutriments. Apprenez à identifier les 7 carences les plus répandues chez le cannabis et leurs symptômes ici.

Solution : il est facile de corriger une fertilisation insuffisante en établissant un bon équilibre nutritif. Suivez les conseils donnés dans cet article et vous ne devriez pas vous soucier de carence.

  • Fertilisation excessive (ou brûlure par nutriments) : cela se produit lorsque vous donnez trop d’engrais à vos plantes ou que vous les cultivez dans un sol « chaud » (riche en nutriments). Lorsque cela se produit, les plantes de cannabis développent des signes révélateurs de brûlures par nutriments :
    • Des feuilles décolorées, d’un vert foncé ou presque fluorescent.
    • Des extrémités de feuilles qui se recourbent à un angle de 90°.
    • Des tiges et des pétioles décolorés, violets, magenta ou rouges.
    • Éventuellement, des feuilles jaunes aux bords brûlés ou friables.

    Solution : réduisez la fréquence à laquelle vous fertilisez vos plantes ou la concentration de vos nutriments. En culture en sol, vérifiez le pH, la concentration PPM et l’EC de votre ruissellement lorsque vous irriguez vos plantes. Une concentration PPM ou un EC élevé pendant l’arrosage est le signe que des sels se sont accumulés dans votre substrat (un effet secondaire courant d’une fertilisation excessive).

    • Blocage de l’absorption des nutriments : ce problème survient lorsque des sels s’accumulent dans le milieu de culture ou lorsque le pH est en dehors de la plage idéale, empêchant vos plantes d’absorber les nutriments que vous leur fournissez. Au fil du temps, vous verrez apparaître des signes de carence en nutriments.

    Solution : rincez votre substrat avec de l’eau froide au pH ajusté. Testez la concentration PPM et l’EC de l’eau de ruissellement et ne recommencez à fertiliser vos plantes qu’une fois les valeurs réduites (ce qui indique que les sels ont été dissous). Dans les cas graves, vous devrez transplanter vos plantes dans un nouveau substrat.

    Remarque au sujet des nutriments pour les autoflorissantes

    De nombreux cultivateurs trouvent qu’il est un peu difficile de nourrir les plantes à autofloraison. En effet, celles-ci sont beaucoup plus sensibles aux nutriments que les variétés dépendant de la photopériode. Cependant, les plantes à autofloraison ont les mêmes besoins nutritifs que les autres variétés, mais en plus petites quantités. Lorsque vous nourrissez des autoflorissantes, utilisez la moitié ou le quart de la dose que vous utiliseriez pour une variété sensible à la photopériode (voire moins si nécessaire).

    Rincer le cannabis : les dernières semaines avant la récolte

    Le rinçage consiste à ne donner à vos plantes que de l’eau pure pendant une à deux semaines. La plupart des cultivateurs le font juste avant la récolte pour éliminer du sol les nutriments en excès et obliger les plantes à utiliser toutes leurs réserves d’énergie résiduelles, ce qui donne des têtes au goût et à la fumée meilleurs. Vous pouvez tout apprendre sur la façon de rincer les plantes de cannabis ici.

    Cependant, les recherches scientifiques sur le rinçage suggèrent que ce processus n’est pas aussi efficace qu’on le prétend. À ce jour, l’étude la plus complète sur le sujet a été menée par Rx Green Technologies qui a examiné les effets d’un rinçage pendant 0, 7, 10 et 14 jours.

    Les résultats de l’étude infirment une norme établie depuis longtemps par les cultivateurs : le rinçage n’a produit aucune différence significative en termes de THC, aucune différence en termes de terpènes et aucune réduction de la teneur en minéraux dans les fleurs séchées.

    Des tests de dégustation à l’aveugle ont également montré qu’il n’y avait pas de constance en matière de préférence pour les fleurs rincées. Le rinçage favorise toutefois le vieillissement naturel des plantes, contribuant à faire ressortir les superbes couleurs automnales que tant de cultivateurs recherchent avant la récolte.

    Alors, quelle est la conclusion ? À l’instar de Jorge Cervantes et d’autres cultivateurs chevronnés, nous affirmons que « le rinçage est facultatif, et non essentiel ».

    Produits recommandés et marques d’engrais pour le cannabis

    Besoin d’aide pour choisir des produits nutritifs pour cannabis parmi l’impressionnante sélection offerte ? Voici nos préférés :

    Engrais liquide pour le cannabis

    • Fox Farm Liquid Nutrient Trio : Une formule éprouvée développée par Fox Farm, un nom bien connu des cultivateurs de cannabis dont la notoriété est le résultat d’une fiabilité de longue date. Utilisez le mélange Grow Big pour le stade végétatif, et les mélanges Tiger Bloom et Big Bloom pendant la floraison pour obtenir une récolte exceptionnelle sans tracas.
    • Biobizz : Certifiés biologiques, les nutriments Biobizz sont l’alternative parfaite à Fox Farm si vous souhaitez minimiser votre impact sur l’environnement. Utilisez le mélange Bio Grow du stade végétatif jusqu’à la récolte, et complétez avec Bio Bloom et Top Max une fois que vos plantes entrent en floraison ; le premier fournit tous les nutriments dont vos plantes ont besoin pour développer leurs têtes, tandis que le second maximise l’absorption des nutriments.
    • Advanced Nutrients : L’un des principaux acteurs de l’industrie des engrais, Advanced Nutrients fournit des solutions nutritives pour le cannabis destinées aussi bien aux cultivateurs commerciaux qu’amateurs. Le kit pH Perfect Sensi Grow & Bloom est un mélange minéral classique, tandis que la gamme OG Organics Iguana Juice propose une solution biologique sans danger pour les cultures en terre et hydroponiques.
    • Mills : Basée aux Pays-Bas, l’entreprise produit des engrais bio-minéraux facilement assimilables par les plantes. Nous recommandons The Basis A&B comme engrais de base tout au long du stade végétatif et de la floraison, et de le compléter avec d’autres produits Mills selon les besoins. Le Start-R, par exemple, est un mélange riche en azote idéal pour les plantes gourmandes en stade végétatif, tandis que le C4 est conçu pour améliorer la floraison.

    Nutriments biologiques pour le cannabis

    La culture biologique du cannabis est un aller simple. Une fois que vous en aurez appris les bases, vous ne voudrez plus jamais revenir aux engrais synthétiques. En plus de produire des fleurs aux arômes et saveurs exceptionnels, la culture biologique est indispensable si vous souhaitez sérieusement réduire l’impact environnemental de votre culture.

    Pour cultiver du cannabis de manière biologique, apprenez à fabriquer votre propre super sol ou vos propres thés de compost à partir d’ingrédients naturels tels que :

    • Compost, fumier, farine de sang et vermicompost pour l’azote.
    • Farine d’os, phosphate naturel et guano de chauve-souris pour le phosphore.
    • Farine de varech, cendre de bois et compost/fumier pour le potassium.

    Peut-on fertiliser le cannabis avec des engrais pour plantes d’intérieur ?

    Vous voulez savoir pourquoi Miracle-Gro, Pokon, Compo et les autres engrais pour plantes d’intérieur ont mauvaise réputation auprès des cultivateurs de cannabis ? Cela est dû aux nutriments à libération prolongée que l’on trouve souvent dans ces granulés, bâtonnets ou terreaux. Bien que ceux-ci fonctionnent très bien pour les plantes d’intérieur et les légumes, ils peuvent facilement entraîner une fertilisation excessive des plantes sensibles comme le cannabis.

    Cela dit, les engrais liquides de ces marques ne contiennent pas de nutriments à libération lente et peuvent convenir au cannabis si leur rapport NPK est adapté au stade de croissance et qu’ils sont dilués correctement.

    FAQ de la fertilisation du cannabis

    Vous avez des questions sur la façon de fertiliser vos plantes de cannabis avec de l’engrais ? Consultez notre foire aux questions sur les engrais ci-dessous. Si vous ne trouvez pas la réponse à une question particulière, posez-la-nous dans les commentaires.

    Enfin, n’oubliez pas de partager cet article avec d’autres cultivateurs afin que tous puissent profiter d’une récolte exceptionnelle !

    Q : Quel est le meilleur engrais pour le cannabis ?

    R : Nous recommandons d’utiliser des nutriments biologiques en culture de cannabis. Le super sol fonctionne très bien, tout comme les engrais liquides biologiques tels que Advanced Nutrients, Mills et Biobizz.

    Q : Quels sont les nutriments les plus importants pour le cannabis ?

    R : L’azote, le phosphore et le potassium sont les trois principaux macronutriments dont le cannabis a besoin pour survivre. Cependant, les nutriments secondaires et les oligo-éléments sont également importants pour la croissance de plantes saines.

    Q : Quand dois-je commencer à donner de l’engrais à mes plantes de cannabis ?

    R : Cela dépend de votre installation. En culture hydroponique, vous devrez commencer à nourrir votre cannabis dès la phase de semis. En culture en terre, la plupart des cultivateurs commencent à nourrir leurs plantes à partir de la 1re ou 2e semaine de stade végétatif.

    Q : Comment choisir les nutriments adaptés à chaque stade de croissance ?

    R : Pour le stade végétatif, le cannabis a besoin d’un mélange de nutriments contenant principalement de l’azote (un rapport NPK de 3-1-2 peut très bien convenir). Cependant, le cannabis en floraison requiert moins d’azote et plus de phosphore et de potassium (essayez un rapport NPK de 1-4-3).

    Q : Quelles sont les principales différences entre les nutriments organiques et les nutriments synthétiques pour le cannabis ?

    R : Les engrais synthétiques peuvent provenir de sources non organiques et contenir des nutriments minéraux immédiatement disponibles pour les plantes. Les engrais organiques, en revanche, proviennent de sources naturelles et doivent être décomposés par des champignons ou des bactéries avant de pouvoir être absorbés par les plantes.

    Q : Ai-je besoin d’engrais pour le cannabis ?

    R : Pas toujours ! Un super sol peut nourrir vos plantes de la mise en terre de la graine jusqu’à la récolte sans jamais nécessiter d’apport supplémentaire.

    Q : À quelle fréquence dois-je nourrir mes plants pendant la floraison ?

    R : La plupart des cultivateurs qui utilisent des engrais liquides nourrissent leurs plantes une fois par semaine ou aux deux ou trois arrosages. Cependant, pour obtenir les meilleurs résultats, suivez le programme de fertilisation du cannabis fourni avec vos nutriments et faites bien attention de ne pas les fertiliser à l’excès.

    Q : Puis-je utiliser le même engrais pour la culture en terre et en hydroponique ?

    R : Les cultivateurs en terre peuvent utiliser des nutriments hydroponiques s’ils le souhaitent. Par contre, les cultivateurs hydroponiques doivent utiliser des nutriments hydroponiques qui sont soigneusement formulés sans égard à la biologie du sol pour être disponibles pour les plantes.

    • Disclaimer:
      Les lois et règlements régissant la culture du cannabis différent d’un pays à l’autre. Ainsi, Sensi Seeds vous recommande fortement de vérifier les lois et règlements de votre région. Ne contrevenez pas à la loi. 

    Comments

    7 réflexions sur “Engrais et nutriments pour le cannabis : rapports NPK, programmes de fertilisation et conseils horticoles”

    1. Thierry Winchester

      bonjour,
      en periode de stretching,( phase vegetative et debut floraison) quel NPK nourrir les plantes.
      Où dois-je continuer avec angrais vegetative, et floraison en même temps ?

    2. Bonjour, peut-on mélanger marc de café et urine? Je suis un débutant et je ne connais pas grand chose. J’ai planté 4 graines et il y a une jeune pousse qui est sortie. Je voudrais éviter les erreurs.
      Merci😊

      1. Scarlet Palmer - Sensi Seeds

        Bonjour,

        Malheureusement, en vertu de contraintes juridiques, nous ne pouvons pas répondre aux questions de culture ni donner de conseils de culture sur notre blogue.

        Vous trouverez que d’autres lecteurs de ce blogue répondent souvent à des questions comme les vôtres. Je m’excuse, mais c’est toute l’aide que je peux vous apporter, j’espère que vous continuerez à lire notre blogue !

        Bonne chance,

        Scarlet

    3. leptiperstef

      salut,
      merci pour ce petit tuto « Engrais » , c’est toujours serviable et intéressant .

      j’ai également une méthode pour l’azote, attention a sa concentration élevé en azote , diluer à raison de 3 à 5 %, voir 2 si culture en pot.
      également l’os de seiche effrité apporte son pesant d’azote et de phosphore.

      encore merci,
      amicalement.

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      Steven Voser

      Né en Suisse, élevé en Australie et parcourant maintenant l’Amérique du Sud, Steven est un journaliste cannabique chevronné. Du port de Buenos Aires ou du haut de l’Altiplano bolivien, Steve écrit pour mettre en lumière la longue histoire et la riche culture liées au cannabis, ainsi que le contexte légal trouble qui l’affecte encore aujourd’hui.
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