by Seshata on 21/02/2015 | Medicinal

Les 5 principaux avantages du cannabis pour le traitement de la maladie d’Alzheimer

Medicinal Alzheimer est une maladie neurodégénérative progressive qui atteint généralement des adultes de plus de 65 ans. Elle cause des symptômes comme la démence. À mesure qu'elle progresse, le malade devient progressivement incapable de se prendre en charge tout seul. Il n'y a pas de remède à la maladie d'Alzheimer, mais certains traitements, comme le cannabis, peuvent ralentir sa progression.


Prévention

La biochimie des réseaux neuraux de l’homme est très complexe, pas encore complètement comprise à ce jour. Cependant, on pense que conserver des tissus cérébraux sains tout au long de sa vie réduit considérablement le risque de développer une maladie neurodégénérative comme celle d’Alzheimer ou, au moins, que cela retarde l’apparition de ce type de maladies en ralentissant le déclin cognitif. On considère que faire régulièrement de l’exercice, autant mentalement que physiquement, est d’une importance vitale pour la santé neurale. C’est probablement la méthode la plus saine et la plus efficace de la préserver. Cependant, on peut également améliorer l’équilibre des agents chimiques dans le cerveau grâce à certains composés exogènes, comme ceux qu’on retrouve dans le cannabis.

Le cannabis contient des composés appelés cannabinoïdes, qui sont structurellement similaires et qui ont divers effets sur le fonctionnement et le métabolisme du cerveau. Les plus importants de ceux-ci sont probablement le THC et le CBD, qui ont certains effets physiologiques ayant un rapport avec ceux de la maladie d’Alzheimer – ils peuvent réduire les inflammations , agir comme antioxydants et neuroprotecteurs, et même stimuler la croissance de nouveaux tissus neuraux. En outre, il est prouvé que s’ils sont consommés régulièrement, ils peuvent non seulement ralentir la progression d’un cas d’Alzheimer déclaré, mais également retarder l’apparition de la maladie. Ainsi, d’après ses travaux sur des animaux, le chercheur Gary Wenk pense que les jeunes adultes, et les moins jeunes, peuvent prévenir la démence en prenant « une bouffée de marijuana par jour ».

Illustration graphique montrant la différence entre un cerveau normal et un cerveau affecté par la maladie d’Alzheimer. Sur la moitié représentant l’Alzheimer, on voit une rétraction de l’hippocampe et du cortex cérébral.

Diminution de la production de bêta-amyloïde

Le terme « bêta-amyloïde » désigne un peptide créé par la fragmentation enzymatique de la protéine précurseur de l’amyloïde, une substance dont on pense qu’elle est fondamentalement impliquée dans la régulation de la formation des synapses et de la plasticité neurale. La fonction principale exacte de la protéine précurseur de l’amyloïde (APP) est inconnue, et notre compréhension des fonctions normales de la bêta-amyloïde n’en est qu’à ses balbutiements. Il est cependant clair que chez les personnes souffrant d’Alzheimer, un excès de bêta-amyloïde s’accumule dans le cerveau et s’agglomère pour former des plaques qui sont toxiques pour les tissus neuraux.

Une étude publiée en 2014 par des chercheurs de l’université de Floride du sud (USA) a exploré les relations entre le système endocannabinoïde et le processus de production de ces plaques, et démontré que les cellules d’APP incubées avec du THC à très faibles doses produisent de la bêta-amyloïde plus lentement que la normale ; en outre, le THC interagit directement avec le peptide bêta-amyloïde et empêche son agglomération en plaques.

Cette étude a également démontré que le THC à faibles doses réduisait également le niveau de glycogène synthase kinase 3 (GSK3ß), une enzyme normalement impliquée dans le métabolisme énergétique et le développement des cellules neuronales, mais qui est également responsable du développement d’enchevêtrements neurofibrillaires dans le cerveau des personnes souffrant d’Alzheimer. Ces enchevêtrements neurofibrillaires sont composés de protéines tau, en particulier la paire hélicoïdale de filaments (PHF-tau). On pense que c’est le GSK3ß qui est responsable de la production de PHF-tau.

Illustration de la silhouette d’une tête. On voit une illustration en bleu vif du cerveau, avec un réseau aussi illustré en bleu vif de faisceaux lumineux se diffusant dans toutes les directions.

Le cannabis anti-inflammatoire

On pense de plus en plus que l’inflammation des tissus neuraux joue un rôle majeur dans le développement de la maladie d’Alzheimer et d’autres maladies neurodégénératives comme la sclérose en plaques ou la maladie de Parkinson. On pense que l’inflammation aiguë qui apparaît d’abord comme mécanisme de défense peut entraîner une réaction en chaîne incontrôlée résultant en une inflammation chronique et une détérioration neuronale. De fait, diverses molécules anti-inflammatoires ont été explorées comme traitements potentiels contre des troubles comme la maladie d’Alzheimer.

Plusieurs études récentes ont exploré les relations entre le système endocannabinoïde et la régulation des neuro-inflammations. Une étude publiée en 2008 a démontré que le cerveau de personnes décédées de la maladie d’Alzheimer présentait des modifications visibles du système endocannabinoïde (EC), notamment une augmentation de l’expression des récepteurs cannabinoïdes de types I et II dans la microglie (les principales cellules immunitaires du système nerveux central). Cela donne à penser que soit les dysfonctionnements du système EC jouent un rôle dans le développement de la maladie d’Alzheimer, soit la progression d’Alzheimer affecte le système EC.

Il semble que dans la maladie d’Alzheimer, la microglie entoure les plaques amyloïdes dans une tentative de destruction des amas de bêta-amyloïde par phagocytose (elle « mange » les tissus indésirables). Cependant, la rapide production de bêta-amyloïde submerge la microglie, la forçant à rester dans un état de constante activation qui lui fait produire un excès de composés inflammatoires comme l’interleukine. Le rôle modulateur exact que jouent les récepteurs cannabinoïdes dans ce scénario reste à établir, et la détermination de ce mécanisme de précision permettra le développement de traitements ciblant les récepteurs microgliaux pour contrôler l’inflammation à sa source.

Le cannabis antioxydant/neuroprotecteur

Le stress oxydatif et le dégagement d’espèces d’oxygène réactives sont les éléments clés de maladies comme celle d’Alzheimer, et ils sont associés de manière inhérente aux inflammations immunitaires : quand l’inflammation apparaît, elle entraîne un stress oxydatif, réduit les capacités antioxydantes des cellules, et déclenche la production de radicaux libres comme les espèces d’oxygène réactives qui, à leur tour, réagissent avec les acides gras et les protéines dans la membrane des cellules. La présence de bêta-amyloïde entraîne également une augmentation des espèces d’oxygènes réactives dans les cellules voisines, à cause d’interactions entre les membranes des cellules. Finalement, cela contribue à une perte de neurones et de synapses dans le cerveau, entraînant des troubles de la mémoire et d’autres symptômes neurologiques.

Graphique scientifique de neurones couverts de plaques amyloïdes, conséquence de la maladie d’Alzheimer. Les neurones sont mauves, filiformes et arborescents. Les plaques sont orange pâle, denses et ressemblent à un nid épais.

Encore une fois, le rôle du système EC dans la modulation des processus du stress oxydatif n’est pas encore entièrement compris, mais il a été démontré plusieurs fois que l’administration de cannabinoïdes peut en réduire les effets et offrir un effet neuroprotecteur aux neurones, en ralentissant la mort oxydative des cellules; En 2004, une étude a démontré qu’une exposition des cellules à la bêta-amyloïde provoque une chute considérable du taux de survie des cellules, mais que traiter les cellules au cannabidiol avant l’exposition à la bêta-amyloïde fait considérablement augmenter le taux de survie des cellules.

Stimulation de la neurogénèse

En plus de réduire les inflammations et de réduire les effets du stress oxydatif, le cannabidiol est également tenu pour entraîner la croissance de nouveau tissu neural (un processus appelé neurogénèse). Dans la maladie d’Alzheimer, la destruction rapide du tissu neural provoque des effets neurologiques dévastateurs, et le processus normal de neurogénèse est interrompu par la présence de bêta-amyloïde. Le développement de traitements pouvant stimuler la neurogénèse peut donc ralentir la progression de la maladie, voire faire disparaître ses symptômes, dans une certaine mesure.

Une étude sur la maladie d’Alzheimer datant de 2011 a démontré que le cannabidiol exerce ses effets anti-inflammatoires et antioxydants par le biais d’un mécanisme qui est indépendant du système EC, agissant en fait sur un récepteur appelé récepteur activé par les proliférateurs de peroxysomes ? (PPAR?). En agissant sur les PPAR?, le cannabidiol n’est pas seulement capable de réduire l’inflammation et la production d’espèces d’oxygène réactives pour protéger les cellules, mais il peut également induire la neurogénèse dans l’hippocampe (une région du cerveau qui est lourdement affectée par la maladie d’Alzheimer) en bloquant directement l’action de la bêta-amyloïde.

Nous avons toujours beaucoup à apprendre sur les processus complexes qui causent la maladie d’Alzheimer et les troubles neurodégénératifs associés. Cependant, il est abondamment prouvé que le système endocannabinoïde a un rôle intégral à jouer dans la santé neurale, et que l’administration de cannabinoïdes exogènes comme le THC et le CBD peut apporter divers avantages préventifs ou curatifs aux personnes à risque ou à celles qui sont déjà touchées par une maladie débilitante comme celle d’Alzheimer.

Commentaires

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Richard Morin

Merci beaucoup mais , es-ce que nous en trouvons a Montréal ???

08/01/2018

Louise

Quelles sont les meilleures graines adaptées à la prévention de la maladie d’Alzheimer ainsi que celles qui sont préconisées pour les migraines.
Si quelqu'un peut me donner ces informations, merci d'avance.
Louise

27/03/2018

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Oups, on dirait que vous avez oublié quelque chose.
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