by Martijn on 01/09/2016 | Medicinal

Votre opinion : 3 autorités incluant Rick Simpson discutent de l’huile de cannabis médicinal

l'huile de cannabis médicinal Le 12 juin 2016 se tenait à Amsterdam l’événement néerlandais annuel du Cannabis Liberation Day. Un des conférenciers principaux était Rick Simpson, le pionnier de l’huile de cannabis. Il a donné une conférence, puis a participé à un débat en compagnie de deux autres autorités locales en la matière. Ils se sont exprimés au sujet de l’huile de cannabis.  


La 8e édition de l’événement néerlandais annuel du Cannabis Liberation Day s’est déroulée durant une merveilleuse journée d’été ensoleillée. Quelques centaines de personnes se sont rassemblées dans le Flevopark pour célébrer la plante de cannabis et pour se mobiliser contre son statut qui demeure illégal. Le soleil, l’environnement idéal, la présence de groupes musicaux, d’artistes, de conférenciers et de partisans du cannabis ont tous contribué au succès de l’événement.

Un des conférenciers principaux était le pionnier canadien de l’huile de cannabis, Rick Simpson. Il a grandement contribué à la reconnaissance de l’huile de cannabis, parvenant à publiciser le sujet sur la scène internationale, principalement en raison de son expérience personnelle avec l’huile de cannabis. Simpson fait présentement le tour du monde afin de promouvoir l’huile Rick Simpson, comme il l’appelle.

Lisez notre interview avec Rick Simpson, incluant une vidéo.

Rick Simpson a de plus participé à un débat avec Wernard Bruining et Rinus Beintema. Bruining et Beintema sont des pionniers néerlandais et des activistes de première ligne qui aident les patients à obtenir ou produire de l’huile de cannabis.

Wernard Bruining (droite)

Bruining a ouvert l’un des premiers coffeeshops à Amsterdam en 1972. Il s’est affairé durant les dernières années à promouvoir l’huile de cannabis grâce à la fondation pour le cannabis médicinal qu’il a créée, le Stichting Mediwiet. Bien que Bruining se soit inspiré de Simpson, il croit cependant que le dosage de son huile à lui est plus précis.

Rinus Beintema (gauche)

Après avoir été actif sur la scène néerlandaise du cannabis récréatif durant quelques années, Beintema a découvert les vertus thérapeutiques du cannabis. Tout en mettant sur pied différents Clubs sociaux cannabiques, il continue à explorer les barrières législatives afin de venir en aide aux patients.

Ces trois experts en cannabis médicinal partagent de fortes convictions quant à la nature d’un bon produit médical à base de cannabis. De plus, ils demandent pourquoi ce type de médication ne fait pas partie du système régulier de santé, ils expliquent comment les patients sont prisonniers de ce système et la manière dont ils peuvent parvenir à une guérison totale à l’aide du cannabis médicinal. Leurs différentes opinions en la matière seront exposées dans cet article. Cannabis News Network a filmé le débat.

Peut-on guérir le cancer avec le cannabis ?

Steven Kompier, l’animateur du débat, était bien préparé. Il a posé des questions dont les réponses sont extrêmement pertinentes. Comme beaucoup d’acteurs du milieu, Sensi Seeds doit souvent répondre à la question : le cannabis peut-il guérir le cancer ?

Simpson : « Mes connaissances se basent uniquement sur mon expérience pratique. De 2003 à 2009, j’ai traité plus de 5 000 personnes affectées de diverses maladies  qui ne peuvent être traitées convenablement dans le système médical. Avec cet extrait, j’ai été témoin de miracles. Je ne peux garantir un taux de guérison à 100 %, mais l’efficacité de l’huile est incroyable ».

Wernard Bruining croit pour sa part que le taux de guérison est intimement lié à la mentalité des gens et à la manière dont ils se comportent dans le système médical.

Bruining : « S’ils se comportent en patients, vous pouvez leur donner des pilules, des huiles, tout ce que vous voulez, et ils resteront des patients. Mais si vous les incitez à améliorer de manière active leur condition, leur état de santé, leur style de vie en mangeant de meilleurs aliments et en prenant de l’huile de cannabis, les chances de succès sont bien meilleures. Ce qui est important n’est pas la personne qui vend l’huile ou la pilule, c’est la mentalité des gens.

Quand je rends visite à mes patients, la première chose que je fais est de dissiper leurs peurs et leur dépendance afin qu’ils prennent confiance en eux et tentent leur chance. Il n’y a aucun contrôle ni garantie. La seule garantie qui existe réside dans ce qu’ils parviennent à créer pour eux-mêmes ».

Beintema : « Les résultats sont si concluants que nous avons cent nouveaux membres chaque semaine. Nous ne pouvons pas aider tout le monde, nous n’avons pas un produit magique, mais les résultats obtenus avec l’huile sont très révélateurs ».

À quoi ressemble un bon médicament à base de cannabis ?

Simpson : « Le CBD a des vertus médicinales incontestables, mais ce n’est pas le seul composé qui compte. Les effets désirables sont aussi attribuables au THC et à tous les autres cannabinoïdes qui agissent en synergie ».

L’huile Rick Simpson (HRS) est pure et faite à partir de variétés indica. Au cours du débat, Rick Simpson s’est déclaré à maintes occasions un partisan des variétés indica. « Elles ont les qualités sédatives requises pour permettre le repos et le sommeil nécessaires au processus de guérison. Il ne faut pas y aller pour les variétés sativa qui sont trop fortes. Leur effet énergisant rend l’extrait trop puissant ».

L'huile de Rick Simpson
L’huile de Rick Simpson

Bruining croit cependant que l’HRS est trop puissante et de ce fait, difficile à doser. Pour sa part, il dilue l’huile pure de cannabis dans de l’huile d’olive ce qui permet un dosage plus précis.

Rinus Beintema est d’avis que la méthode de Wernard est meilleure. « Tout est question d’essais-erreurs, et les commentaires des patients sont aussi importants. Nous avons aussi commencé avec la forme diluée. Selon notre expérience, lorsque les gens normaux [inexpérimentés, NDE] commencent à utiliser l’extrait pur, ils sont apeurés. Ce n’est définitivement pas le résultat escompté. Nous voulons qu’ils l’adoptent ».

La science n’est-elle pas nécessaire pour valider l’efficacité de ce médicament ?

Beintema qui met présentement à l’essai ses produits est d’avis que la science est importante. « Nous avons besoin de l’apport de scientifiques. Nous disposons d’une grande quantité de données que nous pourrions partager avec eux. J’aimerais qu’ils me disent les changements que je devrais apporter à mes produits pour que je puisse aider encore plus de personnes ».

Bruining n’est pas d’accord. « Je ne suis pas convaincu qu’il faut persuader les scientifiques ou les médecins ou les autorités. C’est une perte de temps. Tout ce qui compte pour moi est d’aider les patients ».

Mais ne voulez-vous pas que l’huile de cannabis médicinale devienne légale ?

Bruining : « Bob Marley chantait toujours ‘legalize it !’. Je suis contre la légalisation. Une fois que le cannabis deviendra légal, j’arrêterai de fumer. Que ce soit légal ou illégal, ce sont toujours les mêmes personnes qui ont le contrôle sur vous. Je crois que tout le monde devrait être libre de consommer du cannabis. La légalisation représente encore une forme de contrôle, et nous devrions nous y opposer ».

Simpson : « Ça me désole de constater que tout le monde l’appuie pour des raisons économiques. La plante n’appartient à personne. Pas au gouvernement ni aux gens les plus fortunés. Elle appartient à tous. À vous, à moi. Nous sommes les propriétaires de cette plante.

Il n’y a qu’un seul obstacle, et c’est la corruption. La corruption est un crime commis envers tous. Les gouvernements sont corrompus et ils sont tous contrôlés par l’argent ».

Bruining : « La meilleure façon d’éviter le contrôle est d’éduquer les gens au sujet du cannabis afin qu’ils puissent le cultiver eux-mêmes. Pas de grosses corporations, seulement les gens ».

Produire sa propre huile implique l’achat ou la culture de quantités incroyables de cannabis

Simpson : « Depuis la nuit des temps, les humains cultivent le cannabis. C’était une culture agricole. Qui a créé le marché noir si ce ne sont pas les gouvernements qui ont interdit la plante ? Voilà les coupables derrière le marché noir. S’ils n’avaient pas agi de la sorte, vous pourriez aller vous acheter un kilo de cannabis médicinal des plus fins pour 10 $. Le gouvernement a mis en place ce système, et c’est notre devoir de joindre nos forces pour le faire tomber ».

Bruining : « Nous montrons aux gens comment produire de l’huile et nous les informons des endroits où aller acheter du cannabis légal à bon marché. C’est aussi un problème mental. Si vous allez dans un coffeeshop pour acheter du cannabis et que vous produisez votre propre huile, les résultats sont plus concluants puisque c’est vous qui l’avez fabriquée. Vous avez déjà 50 % de chance de réussite ».

Simpson est à l’évidence d’accord avec la déclaration de Bruining.

l'huile de cannabis médicinal
l’huile de cannabis médicinal

Le Club social de Beintema a trouvé une solution au problème de l’approvisionnement massif en cannabis, qu’il soit question d’achat ou de culture. « Nous produisons du BHO (Butane hash oil, ou huile de cannabis extraite au butane) dans un système fermé. Nous fabriquons un produit pur et l’infusons simplement avec des cristaux purs secs ou du hasch marocain puisqu’il contient beaucoup de CBD. Je préfère le CBD naturel. Nous fabriquons donc un produit combiné que nous appelons le « Marocain néerlandais » : une belle rencontre de cultures. Nous voulons l’offrir aux patients dans les coffeeshops afin qu’ils puissent l’utiliser [en tant que matière première, NDE] pour faire de l’huile, de cette manière, ils ne doivent pas acheter des tonnes de cannabis ».

La similarité principale

Rick Simpson, Wernard Bruining et Rinus Beintema sont tous trois d’avis que les patients doivent cultiver ou obtenir leur propre cannabis afin de fabriquer eux-mêmes l’huile de cannabis médicinal. Les entreprises ou les gouvernements ne devraient pas être impliqués.

Bien que Simpson avait jusqu’alors une vision négative de la situation légale du cannabis dans son pays d’origine, le Canada, il se réjouit des nouveaux développements. En effet, le Canada permettra aux patients de cultiver leur propre cannabis médicinal. Cependant, les lois en matière d’huile de cannabis ne sont pas consistantes, établissant parfois un statut vague, parfois complètement illégal.

Quelle est votre opinion ?

Alors, êtes-vous d’accord avec ces experts ? La fabrication d’un médicament puissant devrait-elle être du ressort des autorités médicales qui procèdent selon des méthodes cliniques ?

Partagez avec nous vos commentaires dans la section ci-dessous.

Commentaires

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Rose labrouste

"....hasch marocain puisqu’il contient beaucoup de CBD."
on ne le dira jamais assez.. le H marocain endort....
Quant à trancher sur la question posée.. Nous réclamons un statut légal et professionnel sérieux de l'Herboristerie .

02/09/2016

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